Le 23 septembre 2024, le Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) ouvrait ses portes à Boulogne-Billancourt. Dix ans plus tard, équipes, personnes accompagnées, familles et partenaires institutionnels ont célébré l’évènement autour d’une fête sur le thème cabaret – années 30, un thème choisi par les résidents. L’occasion de réaffirmer la place de l’établissement dans la dynamique du territoire.
Une belle célébration des 10 ans du FAM de Billancourt à laquelle se sont joints le Département des Hauts-de-Seine et Armelle TILLY, Vice-présidente chargée des Solidarités et Affaires sociales, la Ville de Boulogne-Billancourt et Pierre Deniziot, Maire-adjoint chargé du Logement, des Affaires sociales, du CCAS et des Personnes handicapées, ainsi que l’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France et Renaud Pellé, Directeur départemental Hauts-de-Seine.
Depuis la genèse du projet, la ville de Bologne Billancourt et son maire Pierre-Christophe BAGUET ont apporté un soutien régulier et pérenne.
Découvrez la vidéo dédiée aux 10 ans du FAM de Billancourt :
Du 17 septembre au 11 octobre, l’Espace Icare accueille l’exposition « Escapades normandes » en entrée libre.
Une parenthèse culturelle et artistique dont Julien MARTIN, 33 ans, accompagné par SolipolisIssy-les-Moulineaux est l’auteur.
Nous vous donnons rendez-vous ce mardi 17 septembre, à 18 h 00 pour le vernissage de l’exposition au sein de l’Espace Icare (28 Esplanade de la Manufacture, 92130 Issy-les-Moulineaux).
Ayant vécu en région parisienne puis en Normandie, Julien a développé un lien particulier avec la nature et les animaux qui l’entoure.
Après deux expositions en 2020 et 2021 dédiées aux vaches, il expose de nouveau à la Manufacture. Les vaches sont toujours présentes accompagnées de nombreux autres animaux.
Pour parler de cette nouvelle exposition, qui de mieux que son auteur Julien :
À cause du COVID, il y avait moins de monde que prévu à mes premières expositions. Mais j’ai gardé ma motivation et ma passion pour la photographie !
Monsieur BRUN (Directeur de l’Espace Icare) a contacté ma famille pour savoir si on pouvait refaire une exposition photos. Avec ma famille, on s’est dit que ce serait super, mais on s’est demandé quelles photos utiliser.
On voulait présenter de nouvelles photos. Pendant les dernières vacances, on en a donc pris beaucoup de nouvelles.
Julien MARTIN
Comme le dit Julien, cette exposition est un essai pour lui. Il tente ainsi de montrer toute la beauté de la nature, équipé de son Canon.
La photographie est loin d’être une passion nouvelle pour notre artiste. Débutée à l’âge de 8 ans, Julien nous explique :
J’ai toujours aimé la photographie et je profitais de toutes les occasions. Par exemple, dans le cadre d’un atelier théâtre à l’Espace Icare auquel je participais avec mon ESAT, j’ai eu envie de prendre en photo les répétitions du spectacle. Quelques unes de mes photos ont été exposées par les animateurs.
Monsieur BRUN a beaucoup aimé les photos et m’a proposé de faire une exposition sur le thème que je souhaitais.
Julien MARTIN
Mais alors qu’est-ce qui anime Julien dans sa quête de la capture de l’instant ?
J’aime parler des sujets de mes photos avec les gens. J’aime ce que je ressens quand je vois une belle photo que j’ai prise.
Je participe à un Club photo à Boulogne et j’essaye de faire attention à l’angle de la photo, de sentir quand une photo va être jolie. Avec ma mère, on retravaille un peu les photographies, on y met beaucoup de passion.
Julien MARTIN
Ce témoignage de Julien nous montre toute l’importance d’une passion et de la cultiver. Une passion qui peut déboucher sur un réel talent et un accomplissement personnel.
J’aime aussi les portraits de personnes. J’ai fait aussi une exposition sur les travailleurs de l’ESAT qui les montre en train de travailler.
J’aimerais prendre des photos dans Paris, car cette ville est belle. Mais il y a souvent beaucoup de monde. Je dois trouver comment faire pour en prendre sans le monde.
Julien MARTIN
Si vous souhaitez vous évader dans la nature, découvrir une biodiversité singulière sous un nouvel angle ou simplement échanger avec Julien pour en apprendre plus sur son travail :
Rendez-vous au vernissage de l’exposition ce mardi 17 septembre à partir de 18 h 00 à l’Espace Icare.
La période estivale c’est aussi les soirées d’été et le cinéma en plein air. Retour sur la séance organisée le vendredi 16 août, par le foyer Éric !
Afin de créer un véritable moment de convivialité, les foyers Darty et Point du Jour étaient également conviés à partager cette belle soirée. Que serait une projection sans ses pop-corn, fait maison pour l’occasion, et ses boissons… Les membres du foyer Éric ont en effet veillé à ce que leurs invités ne manquent de rien !
Au programme de cette soirée : « Chacun pour tous ». Un film dans le thème de cette période olympique, qui invite à réfléchir sur les liens entre sport et handicap. Notamment sur la place importante d’une pratique sportive dans le cheminement des personnes en situation de handicap. Comme le confiait, Dany Aymard, membre de l’équipe de rugby fauteuil « Cahors XIII » à La Dépêche en avril 2024 :
Le handicap est une marche, plutôt que de la contourner montons-la pour nous élever.
Dany Aymard
Un soir d’été qui a permis à chacun de s’évader grâce au 7ème art !
Les retours étaient unanimes :
« C’était un très bon moment ! »,
« Comme ce qu’on faisait avec Rémi il y avait du Basket »,
« C’était bien il y avait de l’Orangina et du Coca ».
Synopsis (AlloCiné) : Martin, coach de l’équipe française de basketteurs déficients mentaux, est au pied du mur. En pleine préparation des Jeux Paralympiques, ses meilleurs joueurs viennent alors de le laisser tomber. Refusant de perdre la subvention qui est vitale pour sa fédération, il décide ainsi de tricher pour participer coûte que coûte à la compétition. Il complète son effectif par des joueurs valides, dont Stan et Pippo, deux trentenaires désœuvrés. Même Julia, pourtant psychologue de la fédération, ne s’aperçoit pas de la supercherie. En s’envolant pour les JOP de Sydney, Martin est loin d’imaginer le mélange explosif qu’il vient de créer.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 à Paris ont soulevé des foules, fait vibrer des millions de personnes et ont révélé des champions…
Et les succès de ces 2 événements constitue une réussite collective. À mettre aussi au crédit de 45 000 volontaires que l’on a croisé durant tout l’été. Aussi bien dans les transports en commun, dans les fans zones, qu’aux abords des lieux de compétitions.
Le Département des Hauts-de-Seine a mis en place un programme adapté de volontaires pour les JO et Paralympiques 2024 pour des personnes accueillies en établissement médico sociaux.
Un programme qui associait des agents de la collectivité et des bénévoles en situation de handicap. Accompagnés également par différentes associations du département. Parmi ces Volontaires JO Paris 2024 du 29 juillet au 9 août : Aya, Cindy, Linda, Ayman, Mohammed et Naïm, tous accompagnés par le CAJ Anne Marie Obert à Asnières.
Les volontaires des JO Paris 2024 ? Vous les avez forcément croisés pendant toute la période olympique ! Leurs missions ? Souhaiter la bienvenue et orienter les supporters aux abords des gares ainsi que sur les sites des compétitions. Délivrer des conseils aux spectateurs pour leur permettre de vivre la meilleure expérience possible. Se tenir à la disposition des visiteurs pour assurer leur confort en distribuant de l’eau notamment. Tout cela dans une ambiance à la fois festive et joyeuse. Une belle occasion de se sentir utile et valorisé grâce à son engagement !
Polo, sweat, casquette, gourde, sac, nos bénévoles Unapei 92 arboraient fièrement la tenue des jeux de Paris 2024. Et ces volontaires du CAJ d’Asnières ont parfaitement rempli leurs missions aux abords du stade Yves du Manoir à Colombes. Ils ont ainsi été un des maillons essentiels à la bonne tenue des épreuves de hockey sur gazon.
Pour Manuella Nelhomme, éducatrice spécialisée au sein du CAJ, en charge des projets sportifs :
Ce programme adapté de volontaires constitue une étape pour les personnes accompagnées par le CAJ. Je pense notamment à Aya qui n’est pas prête à travailler en ESAT mais le fait de travailler pendant les JO lui a permis d »expérimenter une mise en situation de travail dans une dynamique très positive.
Manuella Nelhomme
Lamine Ndiaye, responsable Unité Sport et Handicap au sein du Conseil départemental explique :
« Nous avons imaginé un programme permettant à chacun de dépasser ses limites, de développer de nouvelles compétences ; un programme construit autour du vivre-ensemble.
Les volontaires du CAJ ont répondu de belle manière aux nombreux défis de ce programme (durée de travail, chaleur, confrontation à un environnement inconnu, rencontre avec de nouvelles personnes,…)
Du côté des agents de la collectivité qui ont participé aux journées aux côtés des volontaires Unapei 92 , ces rencontres ont laissé des souvenirs exceptionnels pour bon nombre d’entre eux. Enfin, le regard de certains spectateurs (bienveillants et positifs), ne nous a pas échappé et montre tout l’intérêt de développer de telles initiatives.
Lamine Ndiaye
L’expérience des volontaires JO et Paralympiques 2024, c’est eux qui en parlent le mieux :
Je suis réservée mais j’ai aimé accueillir les spectateurs, leur dire bonjour en anglais, indiquer la route qui mène au stade en expliquant qu’il fallait suivre la ligne rose.
Cindy
C’était bien de faire passer les touristes, leur dire bonjour, c’était sympa et intéressant.
Travailler en binôme avec les agents territoriaux du département m’a fait énormément de bien.
J’ai vu des Australiens, Américains, Canadiens, Allemands, des Argentins, des Hollandais, des Chinois, des Belges, des Suisses, j’étais content de les voir venir à Paris pour les JO 2024 ils étaient gentils et sympas.
Si l’occasion se présente de travailler avec le département sur d’autres dispositifs, je suis partant.
Naïm
C’était bien, j’ai aimé indiquer la route aux supporters, j’ai appris quelques mots en anglais comme « hey, welcome, let’s go ».
Je n’étais pas fatiguée, j’aimerais refaire une expérience similaire, je suis très contente
Linda
C’était bien, j’ai aimé indiquer la route aux supporters.
J’ai travaillé en autonomie avec le personnel du département. J’ai souhaité participer à ce programme durant les deux semaines, car je me sentais très bien avec eux.
Mohammed
C’était très bien. Je suis très content d’avoir indiqué la route aux supporters.
Ayman
J’ai aimé dire bonjour en français, en anglais, en chinois et en arabe.
J’ai aimé danser avec les supporters tout en les faisant passer, j’étais fatiguée lors des grosses chaleurs,
je veux bien participer à un autre programme similaire.
Aya
Et une fois cette mission parfaitement menée…et grâce au soutien de la Mairie d’Asnières, les Volontaires Unapei 92 ont pu eux aussi profiter des Jeux. En assistant notamment à la 1ère journée de compétition de parathlétisme au Stade de France.
Pour la sixième année consécutive, l’Unapei et ses partenaires relancent la campagne J’ai pas école 2024 pour dénoncer le non-respect du droit à l’éducation des enfants en situation de handicap par l’État français.
L’Unapei 92 est pleinement concerné par cette situation d’urgence puisque nous accompagnons quotidiennement plus de 420 enfants et adolescents scolarisés.
Des enfants en situation de handicap intellectuel qui n’ont pas accès à la scolarité, qui pour certains, ne bénéficient pas d’une solution de scolarisation adaptée à leurs besoins ou à leur niveau, ou dont la scolarisation se limite à quelques heures par semaine…
Ce lundi 2 septembre marque le début de la nouvelle année scolaire. Des milliers d’élèves en situation de handicap se verront refuser l’accès à une scolarisation adaptée, quel que soit leur lieu de scolarisation.
Malgré les annonces formulées par le Gouvernement dès 2019, pour une « École pleinement inclusive », la scolarisation des enfants en situation de handicap se confronte à de nombreux obstacles, faute de professionnels, de formation, d’accessibilité des locaux, d’adaptation de la pédagogie ou encore de places disponibles au sein des établissements et services spécialisés.
Cette réalité est bien connue des français. Un sondage OpinionWay, réalisé en août 2024 pour l’Unapei, révèle que :
83% des français sont conscients des conditions de scolarisation inadaptées ou inexistantes des enfants en situation de handicap intellectuel.
89% déplorent le manque important de professionnels formés permettant d’accueillir tous les enfants en situation de handicap à l’école.
Pour la 6ème année consécutive, l’Unapei et ses partenaires relancent donc la campagne de mobilisation #JAIPASECOLE. Ils dénoncent ainsi cette situation et réclament des mesures politiques à la hauteur de l’urgence.
Nos revendications :
Allouer tous les moyens nécessaires (humains, financiers, structurels et organisationnels), en qualité et en quantité, pour garantir à chaque enfant en situation de handicap l’accès à la scolarisation. Quelle que soit la modalité de scolarisation (école de droit commun ou établissement spécialisé).
Garantir la participation de tous les élèves à l’ensemble des activités périscolaires. Quelle que soit la modalité de scolarisation (école de droit commun ou établissement spécialisé) et en impliquant les acteurs des collectivités territoriales.
Avoir des enseignants formés et des enseignants spécialisés en nombre suffisant pour permettre que tous les enfants en situation de handicap puissent bénéficier d’une scolarisation adaptée, indépendamment des lieux d’apprentissage (école de droit commun ou établissement spécialisé).
Travailler l’accessibilité de l’école de droit commun. Notamment en adaptant les modalités de scolarisation aux besoins d’accompagnement (accessibilité du bâti, programmes d’enseignement et activités pédagogiques…).
Assurer l’effectivité et faciliter la coordination des interventions des professionnels du médico-social et des libéraux au sein de l’école, en collaboration avec les familles.
Permettre aux enfants de bénéficier des services de scolarisation, d’éducation, d’encadrement et de soins offerts par le secteur social et médico-social et/ou libéral. Notamment lorsque des besoins de soutien particulier, renforcé et parfois pluridisciplinaire sont nécessaires.
Mettre en place des campagnes de sensibilisation au handicap en milieu scolaire. Inclure le handicap dans toutes les initiatives de lutte contre le harcèlement scolaire et la discrimination.
Emparez-vous de la campagne J’ai pas école 2024 !
Vous êtes parent d’un enfant en situation de handicap, ou professionnel. Vous souhaitez faire connaître les situations vécues par des enfants en situation de handicap sans solution de scolarisation adaptée ? Témoignez tout au long de l’année sur la plateforme marentree.org
Vous souhaitez faire connaître nos revendications et soutenir notre démarche ? Relayez nos publications Facebook, LinkedIn, Twitter, Instagram et interagissez sur nos réseaux sociaux avec #Unapei #JAIPASECOLE