Facile à Lire et à Comprendre

À l’occasion de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées 2025 (SEEPH), trois structures Solipolis (la marque regroupant les ESAT de l’Unapei 92) ont ouvert leurs portes à des collaborateurs d’entreprises partenaires ou curieux de mieux connaître le travail en milieu protégé.
Ces Duoday inversés ont permis à plusieurs équipes de vivre une immersion directe dans les ateliers, d’échanger avec les professionnels accompagnés et de faire évoluer leurs représentations du handicap.

Lavazza – Carte Noire : 17 collaborateurs immergés à Meudon et Bagneux

L’entreprise référence de la torréfaction, engagée depuis plusieurs années dans des actions de sensibilisation internes, souhaitait consacrer sa journée annuelle au thème du handicap. Elle a ainsi sollicité Solipolis pour organiser une immersion dans ses ESAT des Hauts-de-Seine.

Au total, 17 collaborateurs ont été accueillis :

  • 11 à Solipolis Meudon
  • 6 à Solipolis Bagneux

Après une présentation du fonctionnement des ESAT et de leurs missions, les participants ont pu rejoindre différents ateliers pour une immersion au plus près des équipes, avant de partager un déjeuner avec les professionnels en situation de handicap.

Les échanges ont marqué les collaborateurs :

Les personnes en situation de handicap s’expriment facilement.

Il n’y a pas de jugement entre eux. Il y a beaucoup de respect. Ils sont à la recherche du contact

C’est une bouffée d’oxygène qui permet de prendre du recul par rapport à notre travail quotidien.

Amaury, service Marketing

Si je devais retenir une chose, ce serait l’humilité :

Les professionnels en situation de handicap font un travail toujours consciencieux et appliqué, sur l’ensemble des missions qui leurs sont confiées.

Mathieu, service RH

On sent que la recherche de sens dans leur travail est essentielle à leurs yeux.

Grégoire, service Marketing

Canon Medical à Solipolis Suresnes : un tout premier Duoday inversé

Déjà partenaire de l’ESAT, qui accompagne deux professionnels en situation de handicap au sein de l’entreprise, Canon Medical a souhaité aller plus loin en organisant cette année une journée de découverte dédiée au handicap et à l’inclusion professionnelle. En amont, Canon Medical s’est notamment rendu sur place afin de tourner une vidéo au sein de l’ESAT. Cette dernière a permis de présenter les activités de l’ESAT aux collaborateurs de Canon Medical et de motiver les volontaires à participer à ce Duoday inversé.

Pour Sidy Soumaré, chef de service à l’ESAT Solipolis Suresnes, l’enjeu est clair :

Les personnes en situation de handicap ont de vraies compétences, sur des postes simples comme sur des postes plus techniques.

Cependant, leur taux de chômage est quasiment deux fois supérieur au taux général.

L’idée aujourd’hui, c’est que les personnes venant du milieu dit « ordinaire » aient moins peur du handicap, on veut casser les barrières.

Sidy Soumaré, Chef de service à l’ESAT Solipolis Suresnes

Manon, membre du service communication de Canon Medical, raconte sa découverte :

Avant de rejoindre à Canon Medical, je ne connaissais pas le terme d’ESAT.
Quand on m’a parlé de cette immersion, j’avais peur de ne pas avoir les bons mots avec les personnes en situation de handicap…

Mais toutes les personnes rencontrées m’ont impliqué dans leur métier, elles ont envie de montrer aux autres l’étendue de ce qu’elles savent faire.

Je me rends compte que le travail en ESAT est très dynamique.

Manon, service Communication

Pour Céline, également membre du service communication, ces Duoday inversés jouent un rôle clé dans les relations entre entreprises et ESAT :

Je ne pensais pas qu’il y avait autant de métiers diversifiés au sein d’un ESAT.

Céline, service Communication

Elle souligne aussi l’importance de ces temps d’échange pour renforcer les liens avec les partenaires existants et en créer de nouveaux.

Au-delà de la découverte des métiers, ces Duoday inversés ont surtout permis de créer un espace d’échanges, où les regards changent et où les compétences se révèlent.

Le 14 octobre dernier, près de 200 personnes ont répondu présent à l’invitation de l’Unapei 92 pour découvrir au Théâtre du Ranelagh la pièce de théâtre « je rêvais d’un autre monde », écrite par Benjamin Oppert sur la thématique de l’autisme. Récit d’un moment exceptionnel dans la vie de l’association !

Cette journée-événement autour du trouble du spectre de l’autisme (TSA), était organisée dans le cadre de notre stratégie autour de l’accompagnement des personnes présentant un TSA (cf Le Petit Papillon, mars 2025). Elle avait pour objectif de sensibiliser à la thématique de l’autisme, aux représentations sociétales qui y sont attachées, ainsi qu’aux idées reçues souvent associées.

C’était une première pour l’association, et le public est venu en nombre. Familles avec leur proche accompagné, professionnels de l’Unapei 92 et d’ailleurs, ainsi qu’un certain nombre de personnalités et de partenaires. Le Conseil Départemental, MDPH, UDAF, Unafam, Nexem, mairies, tous salués et vivement remerciés par Stephen Decam, président de l’Unapei 92.

« Je rêvais d’un autre monde »

Dans le magnifique Théâtre du Ranelagh, avec la Compagnie Le Vers Galant, nous avons été transportés dans une société au bord du précipice. Pour répondre à la crise, deux personnes porteuses d’un trouble autistique sont propulsées à la tête du gouvernement. Serait-ce la fin de l’ancien monde ou le début du nouveau ? Comment réagira le Peuple ? Quelles vont être leurs relations ? Arriveront-ils à se comprendre ? Et l’amour dans tout ça ? 

Après la représentation, un échange a été organisé entre Benjamin Oppert, les acteurs, Céline Lamour, directrice générale de l’Unapei 92, Katuscia Cliquot, directrice de territoire et Camille, témoin adulte présentant des troubles de l’autisme et remarquablement intégrée dans une vie familiale et sociale harmonieuse. A cette occasion, le parcours exceptionnel de Josef Schovanec a été mentionné. Un cheminement tel que retracé dans son livre « Je suis à l’est ».

Tout le monde s’est ensuite retrouvé autour d’un cocktail de qualité. Recueil de propos entendus en passant entre les groupes :

« Les acteurs ont bien montré les clichés qui existent autour de l’autisme… je me reconnait, ça me parle … ils ont mis des mots sur ce qu’on vit et dont on ne parle pas … j’ai aimé qu’ils disent que ce n’est pas une maladie, mais une manière différente de percevoir le monde … parler de neurotypiques plutôt que gens normaux, ça fait réfléchir ».

Des animations tout au long de la journée

A noter que le lieu ayant pu être privatisé pour la journée, la matinée a été consacrée à une masterclass de Benjamin Oppert. Une dizaine de jeunes de l’IME Les Peupliers de Sèvres préparent en effet un spectacle pour l’an prochain. Accompagnés par trois éducateurs, chacun a pu lire ainsi que dire un court extrait de sa pièce. Ensemble, ils lui ont présenté leur projet. Permettant à Benjamin Oppert de leur donner des conseils pour que chacun trouve au mieux sa place dans le groupe.

L’après-midi ont été organisés trois ateliers animés par des professionnels de l’Unapei 92 autour de l’expérience sensorielle, de la communication et des perceptions. Avec notamment la mise en valeur des outils, objets et pictogrammes facilitant les interactions.

Conclusion… Pour une première, ce fut une belle réussite ! Partagée tant par le public que par tous ceux et celles qui ont contribué à en faire un succès. Donc, ce sera à refaire, a conclu Stephen Decam.