Facile à Lire et à Comprendre

Depuis octobre 2025, un partenariat inédit lie l’Unapei 92 et le théâtre Jean Vilar de Suresnes. Un théâtre reconnu « scène conventionnée d’intérêt national art et création pour la danse ». Une collaboration qui place la culture et la pratique artistique au cœur de l’accompagnement des jeunes en situation de handicap. Précurseur dans cette démarche, l’IME Le Fil de Soi est le premier à expérimenter ce dispositif, ouvrant la voie à de nouvelles formes d’inclusion par l’art.

Financé par le Conseil départemental des Hauts-de-Seine, ce cycle de danse se déroule d’octobre 2025 à février 2026. Chaque mercredi, les jeunes accompagnés par l’IME Le Fil De Soi bénéficient d’un cours de danse au sein même du théâtre.

Une immersion artistique encadrée par des professionnels

Des danseurs reconnus animent notamment les ateliers :

  • Jean Soubirou, danseur professionnel et professeur de danse contemporaine,
  • Igor Lopes Fernandes, dit « ICAPS », danseur professionnel de hip-hop.

J’ai bien aimé, c’était trop bien.

J’aime les chorégraphies et le seventy smoke.

Keenaan

Au-delà de l’apprentissage technique, la danse devient un véritable moyen d’expression et de gain de confiance en soi. Être accueilli dans un lieu culturel emblématique comme le théâtre Jean Vilar est une réelle opportunité d’inclusion dans la vie de la cité. Les jeunes de l’IME ont ainsi bénéficié d’une visite des coulisses et des deux salles de spectacle, mercredi 27 janvier.

Un temps fort autour du spectacle « Imminentes« 

Point d’orgue de ce partenariat, vendredi 9 janvier, les jeunes de l’IME assistaient au spectacle « Imminentes ». Le tout premier spectacle du festival Suresnes Cité Danse. Précédée d’un cours de danse avec Jean Soubirou, cet évènement a permis de créer du lien entre la pratique réalisée par les jeunes et la découverte de la scène professionnelle.

Quand culture et inclusion se rencontrent grâce à un partenariat artistique

À travers ce partenariat, l’Unapei 92 réaffirme son engagement en faveur de l’accès à la culture et aux arts pour tous. Des projets comme celui-ci font de la danse un levier d’épanouissement personnel, d’ouverture et de participation sociale.

Un grand merci au théâtre Jean Vilar de Suresnes et au Conseil départemental des Hauts-de-Seine pour leur soutien. Leur confiance rend possible cette belle aventure artistique pour les jeunes de l’IME.

La Communication Alternative Améliorée (CAA) permet à chacun de s’exprimer, avec des outils adaptés et partagés (pictogrammes, gestes, objets, tablettes…). Inscrite dans le projet stratégique de l’Unapei 92, la mise en œuvre du projet se déploie progressivement dans les établissements…

Trois petites lettres pour un grand champ des possibles… La Communication Alternative Améliorée (CAA) regroupe un ensemble de stratégies et d’outils destinés à soutenir, faciliter ou compléter la communication orale ou écrite. Grâce à des gestes, des signes, des symboles, des tableaux de communication ou encore des technologies de communication assistée, elle permet d’exprimer des pensées, des besoins, des désirs et des idées.
Déjà utilisée par certaines équipes, l’Unapei 92 souhaite développer le recours à sa pratique pour faciliter la participation sociale et l’inclusion dans tous les domaines de la vie des personnes qui ne parlent pas ou qui rencontrent des difficultés pour s’exprimer, comprendre ou se faire comprendre.

Une équipe projet dédiée

Avec Katuscia CLIQUOT, Directrice du Territoire Centre Unapei 92 et pilote du projet CAA, Mariama Sambe, orthopédagogue et Florence Rouger, orthophoniste, Chargées de mission CAA au sein de l’association travaillent avec les dispositifs (établissements et services) pour implémenter la CAA, superviser les équipes et diffuser les outils. Elles développent et animent un parcours de formation de plusieurs jours pour les référents CAA, nommés au sein d’un ou plusieurs dispositifs.

Parce que, au-delà de répondre prioritairement aux besoins exprimés, la CAA permet de pouvoir exprimer des commentaires, de faire part de ses envies, de ses émotions.

L’idée est de créer une communauté de pratiques autour de ce réseau de professionnels.

Certains ont déjà mis en place des usages dans leurs établissements, d’autres pas encore mais tous ont en commun une appétence et une sensibilité pour la question.

Florence Rouger, Orthophoniste, Chargée de mission CAA

Au printemps dernier, tous les cadres de l’Unapei 92 ont aussi participé à une journée de sensibilisation à la CAA.

Nous avons également édité un guide pour donner des repères clairs et communs à l’ensemble des établissements.

Ce support sera enrichi progressivement par des fiches ressources pour accompagner les professionnels dans l’apprentissage de la CAA.

Mariama Sambe, Institutrice spécialisée, Chargée de mission CAA

L’objectif est de mettre en œuvre prioritairement la CAA dans les dispositifs accompagnant des publics présentant un TSA ou en situation de polyhandicap. L’ensemble des collaborateurs sera formé à terme, « pour que chacun, selon ses fonctions, puisse s’en saisir à des degrés différents ».

Un intérêt de plus en plus reconnu

Si les principes et les outils de la CAA existent depuis longtemps, l’approche du sujet a évolué ces dernières années.

Nous sommes passés d’un modèle où l’on pensait que la personne avait besoin de disposer de prérequis et de certaines compétences pour accéder à la CAA à un modèle inverse où c’est en donnant accès à la CAA que la personne va pouvoir monter en compétences.

Florence Rouger, Orthophoniste, Chargée de mission CAA

Florence Rouger souligne également une volonté politique plus affirmée sur le sujet. L’instruction n°DGCS/SD3B/2025/86 du 23 juin 2025, paru le 30 juin 2025 reconnaît désormais la CAA comme un droit opposable pour toutes les personnes avec un handicap de communication en déployant des missions départementales d’expertise autour de la CAA.

Une solution hybride

Pour développer le recours à la CAA, l’Unapei 92 a choisi notamment de s’appuyer sur le Makaton, programme de langage et de communication qui associe les signes, les pictogrammes, la parole et les expressions faciales et le PECS qui repose sur un système d’échange d’images.

Une communication intégrée au quotidien

Dans certaines structures, comme à l’IME Fernand Oury à Nanterre, la dynamique est déjà lancée. Stéphane Alves-Fernandes, éducateur à l’IME qui accompagne des enfants non-oralisants, est devenu un des référents de l’Unapei 92 sur le sujet. Chaque membre de l’équipe et chaque enfant peut décliner son prénom avec un signe. Et les murs de la structure sont habillés d’affiches remplies de pictogrammes.

Je travaille avec les images et les pictogrammes, les gestes et les signes
(proches de la Langue des Signes Française – LSF mais avec des adaptations) ou encore l’expression faciale.

Stéphane Alves-Fernandes, Educateur à l’IME Fernand Oury

Avec les familles

L’équipe projet souhaite toucher le plus grand nombre et associer également les familles.

Nous suivons deux logiques : une logique de compensation où on équipe la personne des outils et une logique d’accessibilité où on équipe l’environnement.

Nous partons de l’hypothèse qu’outiller un établissement n’est pas la somme des équipements individuels.

Chacun va disposer de son classeur de communication mais nous allons aussi équiper l’environnement : une cour de récréation, un réfectoire et pourquoi pas inviter la CAA jusqu’à la maison en accompagnant les familles.

Mariama Sambe, Institutrice spécialisée, Chargée de mission CAA

Une nouvelle dimension d’expression

Parce que, au-delà de répondre prioritairement aux besoins exprimés, la CAA permet de pouvoir exprimer des commentaires. De faire part de ses envies, de ses émotions.

« Les recherches montrent aujourd’hui que la CAA encourage et stimule la communication globale chez les personnes qui l’utilisent. » Conclut Mariama Sambe en insistant sur l’importance de pouvoir élaborer sa pensée.

« La CAA a cette vertu du langage. C’est un outil qui, si on s’en saisit pleinement, ouvre d’énormes perspectives pour les personnes accompagnées. Il révèle chez elles des capacités insoupçonnées ».

Mettre en œuvre CAA au sein de l’association, c’est affirmer que la communication est un droit, pas un privilège.

Katuscia CLIQUOT, Directrice du Territoire Centre Unapei 92, Pilote du projet CAA

Pour cette fin d’année, découvrez le tout nouveau numéro du Petit Papillon !

La revue d’actualités, diffusée aux adhérents, aux familles, aux partenaires, aux personnes accompagnées par l’association et aux professionnels Unapei 92.

Au sommaire du numéro d’hiver 2025…

  • Focus sur l’innovation au sein des dispositifs d’accompagnement avec Céline Lamour, Directrice générale,
  • Retour sur « Je rêvais d’un autre monde », la représentation théâtrale dédiée à l’autisme,
  • Des CV vidéos pour mettre en avant les profils Solipolis,
  • Le dossier du numéro, consacré à la Communication Alternative Améliorée,
  • Une nouvelle dynamique pour le Club de Loisirs,
  • Prix du jury pour le court métrage La réparation » au festival Regards croisés 2025,
  • Et beaucoup d’autres infos à découvrir

Pour tout connaitre de l’Unapei 92 … Lisez le Petit Papillon !

Le magazine “Le Petit Papillon” c’est un lien entre l’Unapei 92, les familles, amis et partenaires et tous ceux qui partagent notre vision d’une société inclusive. À travers ses pages, découvrez des témoignages inspirants, des projets innovants et des actualités passionnantes, au service des personnes en situation de handicap que nous accompagnons au quotidien..

Si vous souhaitez recevoir le prochain numéro du magazine “Le Petit Papillon”, contactez : vie.asso@unapei92.fr

Après des travaux d’adaptation du bâtiment, le nouvel Accueil de jour de l’Établissement d’Accueil Médicalisé (EAM) d’Estienne-d’Orves a ouvert ses portes début septembre à Fontenay-aux-Roses. Ce projet ambitieux vient enrichir l’offre d’accompagnement de l’Unapei 92 pour les jeunes adultes polyhandicapés, en proposant un accueil de jour à taille humaine, pensé pour répondre aux besoins spécifiques de chacun.

L’ouverture de l’EAM d’Estienne-d’Orves marque l’aboutissement d’un projet mûri depuis plusieurs années. Né de la volonté de proposer un accompagnement de proximité pour les jeunes adultes polyhandicapés du territoire. Situé à proximité immédiate du foyer médicalisé existant, qui accueille 32 adultes polyhandicapés, il vient ainsi renforcer la continuité du parcours de vie et la coopération entre établissements.

L’Accueil de jour reçoit des jeunes adultes à partir de 20 ans, souvent après un parcours en IME ; ces personnes présentent des handicaps complexes ou des polyhandicaps nécessitant un accompagnement renforcé. Huit places sont ouvertes au sein de ce dispositif, les jeunes accueillis fréquentent la structure, du lundi au vendredi, de 09 h 00 à 15 h 30.

Une mission centrée sur le bien-être et l’inclusion

L’accueil de jour en EAM a plusieurs objectifs. L’établissement ne se limite pas à un espace d’accueil. En effet, il incarne un projet global alliant accompagnement éducatif, thérapeutique et social adapté ; inclusion, en développant la participation sociale et en favorisant l’ouverture vers l’extérieur et soutien aux familles.

« Ce nouvel espace permet à des jeunes adultes polyhandicapés de bénéficier d’un accompagnement de qualité, dans un cadre à la fois chaleureux ainsi que sécurisant, tout en apportant un souffle nouveau aux familles. Avec la toute nouvelle équipe socio-éducative, nous voulons tout d’abord en faire un lieu vivant, ouvert et apaisant », explique Estelle Lapeyre, cheffe de service du nouveau service.

Une équipe pluridisciplinaire engagée

Ainsi, l’équipe permanente de l’EAM se compose de quatre professionnels à temps plein. Deux Accompagnants Éducatifs et Sociaux (AES), une Monitrice Éducatrice et un Aide Soignant. L’établissement bénéficie également de la mutualisation des compétences avec l’équipe d’accompagnement déjà en place autour des 32 places d’hébergement de l’EAM, notamment un psychomotricien, une psychologue, une art-thérapeute, une musicothérapeute.

Des activités adaptées et choisies par les jeunes

Des ateliers variés sont en cours de mise en place : arts créatifs, jeux d’éveil, musique, cuisine, lecture, etc. Les activités se déroulent soit dans les locaux de l’Accueil de jour, soit dans les locaux de foyer… Objectif : stimuler la créativité, l’autonomie et la communication, tout en respectant le rythme et les capacités de chacun.

Un bâtiment neuf, fonctionnel et accueillant

Installé dans un bâtiment neuf d’environ 100 m², les locaux de l’Accueil de jour comprennent : une grande salle polyvalente avec cuisine thérapeutique (pour les repas et activités de groupe), une salle plus calme dédiée aux temps de repos et à la relaxation, un espace détente équipé d’un chariot Snoezelen, et trois salles de bains adaptées.

Tout a été pensé pour garantir le confort, la sécurité et la qualité de vie des personnes accueillies.

L’inauguration de l’EAM d’Estienne d’Orves se déroulait le 1er décembre, par Stephen Decam, Président de l’Unapei 92, en présence de Laurent Vastel, maire de Fontenay-aux-Roses, Renaud Pellé, directeur départemental ARS Ile-de-France, Armelle Tilly, Vice-présidente du Conseil départemental des Hauts-de-Seine en charge des solidarités et affaires sociale et Céline Lamour, directrice générale de l’association, en présence des personnes accompagnées, des familles, des professionnels et des partenaires de l’association.