Facile à Lire et à Comprendre

Après une première aventure en 2025, durant laquelle les jeunes de l’IME Balzac ont relié le Mont-Saint-Michel à vélo, nos cyclistes s’apprêtent à relever un nouveau défi sportif et humain. En effet, du 2 au 4 juin 2026, ils prendront la route entre Gisors et Dieppe, accompagnés de leur éducateur sportif, Alexandre Morice.

Un projet ambitieux, rendu possible grâce au soutien du Département des Hauts-de-Seine, engagé aux côtés de l’Unapei 92 pour favoriser l’inclusion par le sport.


Une immersion au cœur de Paris-Nice pour lancer l’aventure

Premier temps fort de ce projet : huit jeunes ont pu vivre la 2ᵉ étape de la course cycliste Paris-Nice 2026.

Invités par le Département des Hauts-de-Seine, partenaire de l’événement et parrain du maillot blanc, ils ont pu découvrir les coulisses de la compétition. Accompagnés par Daniel Courtès, Conseiller départemental délégué aux sports, ils étaient au plus près des équipes et des coureurs.

L’occasion de rencontrer le coureur Milan Fretin, de l’équipe Cofidis, alors porteur du maillot blanc. Un moment inspirant, qui a renforcé leur motivation à se lancer à leur tour dans l’aventure.


Un défi devenu projet pédagogique autour du cyclisme

Au-delà de l’événement, cette initiative s’inscrit dans une démarche éducative plus large, portée par les équipes de l’IME.

Depuis plusieurs semaines, les jeunes se préparent à travers différents ateliers :

  • parcours à vélo,
  • exercices d’équilibre,
  • sensibilisation au code de la route,
  • entretien du matériel,
  • apprentissage de l’autonomie et du travail en équipe.

Autant d’étapes essentielles pour construire un élan collectif et favoriser la pratique d’activité physique.


La remise des maillots officiels

Quelques jours après cette immersion sur l’étape du Paris-Nice, les jeunes vivaient un second temps fort. Daniel Courtès tenait à remettre lui-même des maillots officiels aux couleurs du Département aux jeunes de l’IME.

Véritable symbole du soutien apporté par le Département dans ce beau projet et de son engagement pour favoriser l’inclusion par le sport.

Cette rencontre a également été marquée par la présence de Lara Lallemant, coureuse cycliste française sacrée championne du monde junior en poursuite par équipes.

Elle a pris part à un temps d’échange privilégié avec les jeunes, partageant son expérience et son parcours. Un moment inspirant durant lequel ils ont pu poser leurs questions et évoquer leur futur défi. Une rencontre qui a évidemment renforcé la motivation à quelques semaines du départ.


Cap sur juin : un défi sportif et humain

C’est donc entre Dieppe et Gisors que les jeunes s’élanceront prochainement, pour une nouvelle aventure à vélo. Comme l’année dernière, ce défi est avant tout l’occasion de se dépasser et de tirer une réelle fierté collective.

À travers ce projet, l’IME Balzac et l’Unapei 92 témoignent de la capacité des personnes en situation de handicap à utiliser le sport comme levier d’inclusion.

Un grand merci au Département des Hauts-de-Seine pour son engagement et son soutien dans cette belle aventure.

La Communication Alternative Améliorée (CAA) permet à chacun de s’exprimer, avec des outils adaptés et partagés (pictogrammes, gestes, objets, tablettes…). Inscrite dans le projet stratégique de l’Unapei 92, la mise en œuvre du projet se déploie progressivement dans les établissements…

Trois petites lettres pour un grand champ des possibles… La Communication Alternative Améliorée (CAA) regroupe un ensemble de stratégies et d’outils destinés à soutenir, faciliter ou compléter la communication orale ou écrite. Grâce à des gestes, des signes, des symboles, des tableaux de communication ou encore des technologies de communication assistée, elle permet d’exprimer des pensées, des besoins, des désirs et des idées.
Déjà utilisée par certaines équipes, l’Unapei 92 souhaite développer le recours à sa pratique pour faciliter la participation sociale et l’inclusion dans tous les domaines de la vie des personnes qui ne parlent pas ou qui rencontrent des difficultés pour s’exprimer, comprendre ou se faire comprendre.

Une équipe projet dédiée

Avec Katuscia CLIQUOT, Directrice du Territoire Centre Unapei 92 et pilote du projet CAA, Mariama Sambe, orthopédagogue et Florence Rouger, orthophoniste, Chargées de mission CAA au sein de l’association travaillent avec les dispositifs (établissements et services) pour implémenter la CAA, superviser les équipes et diffuser les outils. Elles développent et animent un parcours de formation de plusieurs jours pour les référents CAA, nommés au sein d’un ou plusieurs dispositifs.

Parce que, au-delà de répondre prioritairement aux besoins exprimés, la CAA permet de pouvoir exprimer des commentaires, de faire part de ses envies, de ses émotions.

L’idée est de créer une communauté de pratiques autour de ce réseau de professionnels.

Certains ont déjà mis en place des usages dans leurs établissements, d’autres pas encore mais tous ont en commun une appétence et une sensibilité pour la question.

Florence Rouger, Orthophoniste, Chargée de mission CAA

Au printemps dernier, tous les cadres de l’Unapei 92 ont aussi participé à une journée de sensibilisation à la CAA.

Nous avons également édité un guide pour donner des repères clairs et communs à l’ensemble des établissements.

Ce support sera enrichi progressivement par des fiches ressources pour accompagner les professionnels dans l’apprentissage de la CAA.

Mariama Sambe, Institutrice spécialisée, Chargée de mission CAA

L’objectif est de mettre en œuvre prioritairement la CAA dans les dispositifs accompagnant des publics présentant un TSA ou en situation de polyhandicap. L’ensemble des collaborateurs sera formé à terme, « pour que chacun, selon ses fonctions, puisse s’en saisir à des degrés différents ».

Un intérêt de plus en plus reconnu

Si les principes et les outils de la CAA existent depuis longtemps, l’approche du sujet a évolué ces dernières années.

Nous sommes passés d’un modèle où l’on pensait que la personne avait besoin de disposer de prérequis et de certaines compétences pour accéder à la CAA à un modèle inverse où c’est en donnant accès à la CAA que la personne va pouvoir monter en compétences.

Florence Rouger, Orthophoniste, Chargée de mission CAA

Florence Rouger souligne également une volonté politique plus affirmée sur le sujet. L’instruction n°DGCS/SD3B/2025/86 du 23 juin 2025, paru le 30 juin 2025 reconnaît désormais la CAA comme un droit opposable pour toutes les personnes avec un handicap de communication en déployant des missions départementales d’expertise autour de la CAA.

Une solution hybride

Pour développer le recours à la CAA, l’Unapei 92 a choisi notamment de s’appuyer sur le Makaton, programme de langage et de communication qui associe les signes, les pictogrammes, la parole et les expressions faciales et le PECS qui repose sur un système d’échange d’images.

Une communication intégrée au quotidien

Dans certaines structures, comme à l’IME Fernand Oury à Nanterre, la dynamique est déjà lancée. Stéphane Alves-Fernandes, éducateur à l’IME qui accompagne des enfants non-oralisants, est devenu un des référents de l’Unapei 92 sur le sujet. Chaque membre de l’équipe et chaque enfant peut décliner son prénom avec un signe. Et les murs de la structure sont habillés d’affiches remplies de pictogrammes.

Je travaille avec les images et les pictogrammes, les gestes et les signes
(proches de la Langue des Signes Française – LSF mais avec des adaptations) ou encore l’expression faciale.

Stéphane Alves-Fernandes, Educateur à l’IME Fernand Oury

Avec les familles

L’équipe projet souhaite toucher le plus grand nombre et associer également les familles.

Nous suivons deux logiques : une logique de compensation où on équipe la personne des outils et une logique d’accessibilité où on équipe l’environnement.

Nous partons de l’hypothèse qu’outiller un établissement n’est pas la somme des équipements individuels.

Chacun va disposer de son classeur de communication mais nous allons aussi équiper l’environnement : une cour de récréation, un réfectoire et pourquoi pas inviter la CAA jusqu’à la maison en accompagnant les familles.

Mariama Sambe, Institutrice spécialisée, Chargée de mission CAA

Une nouvelle dimension d’expression

Parce que, au-delà de répondre prioritairement aux besoins exprimés, la CAA permet de pouvoir exprimer des commentaires. De faire part de ses envies, de ses émotions.

« Les recherches montrent aujourd’hui que la CAA encourage et stimule la communication globale chez les personnes qui l’utilisent. » Conclut Mariama Sambe en insistant sur l’importance de pouvoir élaborer sa pensée.

« La CAA a cette vertu du langage. C’est un outil qui, si on s’en saisit pleinement, ouvre d’énormes perspectives pour les personnes accompagnées. Il révèle chez elles des capacités insoupçonnées ».

Mettre en œuvre CAA au sein de l’association, c’est affirmer que la communication est un droit, pas un privilège.

Katuscia CLIQUOT, Directrice du Territoire Centre Unapei 92, Pilote du projet CAA