Le dispositif « Jeune et chez soi » est une expérience d’habitat inclusif, menée par l’association, en partenariat avec la ville de Suresnes et deux bailleurs de proximité. Ce projet s’adresse de manière prioritaire à des jeunes qui souhaitent expérimenter un premier habitat autonome, autour d’un lieu de vie partagé. Ils doivent bénéficier d’une RQTH, être autonomes dans les actes de la vie quotidienne et occuper généralement une activité professionnelle. Le projet se construit autour de plusieurs axes :
Vivre dans un logement seul,
Se retrouver avec des personnes du même âge,
Partager des temps de vie sociale.
À terme, suite à des commissions d’attributions organisées par les bailleurs, une douzaine de studios et de T1, situés dans le cœur de la ville de Suresnes, seront loués à l’Unapei 92.
L’association, grâce à un agrément d’intermédiation locative, peut sous-louer les appartements à des personnes en situation de handicap. Elles ont accompagnées dans leur projet par une coordinatrice de l’habitat inclusif. « Ces logements sont tous proches du tramway, d’un réseau de bus, de commerces et de services publics et d’offres de soins. Avec un principe d’espace partagé où le locataire peut se rendre à certains moments de la semaine ou du week-end. » explique Julien Veyssier, directeur de pôle à l’Unapei 92.
Le rôle essentiel des services d’aide et de coordination
Le projet a accueilli sa première locataire courant mai 2024, une jeune femme de 25 ans, accompagné par le SAMSAH. Elle a été depuis rejointe par d’autres locataires. Un coordinateur assure également une aide aux démarches pour eux tous. Son rôle est aussi de créer du lien et de proposer des moments de vie collective autour de tous les usagers. Le projet s’inscrit ainsi dans le principe d’autodétermination. Mais aussi de pair-aidance, permettant à chacun de partager avec ses pairs sur son expérience, son vécu, son ressenti. « L’idée est également de prévenir le repli sur soi ou l’isolement. De favoriser le partenariat avec des acteurs du territoire (sportifs, culturels, santé…), les relations avec le voisinage ». À terme, les personnes inscrites dans le projet pourraient, dans une perspective de deux ou trois ans, quitter le dispositif et se loger par elles-mêmes. Une expérimentation qui, bien que réservée à des profils autonomes, reste à suivre.
Vous souhaitez vous renseigner sur ce dispositif ? Alors contactez-nous !
Directeur adjoint : Sidney MERLE-RÉMOND
Adresse du Foyer appartement : 25, rue Merlin de Thionville 92150 Suresnes
Quel choix en matière de logement pour les personnes en situation de handicap intellectuel ? Selon le profil de la personne, l’étape de vie et son projet, différentes options sont possibles, de l’accompagnement en établissement aux solutions d’habitat inclusif. Au cœur du sujet, la question du parcours résidentiel pour permettre à chacun de trouver la solution qui lui correspond. Découverte du dispositif Services Appartements de l’Unapei 92…
C’est un petit immeuble, à la sortie du tramway, à quelques minutes à pied du centre-ville de Suresnes. Au rez-de-chaussée se trouvent les bureaux du Service. Et aux étages supérieurs, 4 appartements, gérés par ce service, accueillent des usagers en colocation, un couple et une personne seule. Sept appartements, répartis dans quatre autres villes (Neuilly-sur-Seine, Sceaux, Bourg-la-Reine et Issy-les-Moulineaux) complètent ce parc immobilier.
Autonomes mais accompagnés
Dounia Laouni, cheffe de service, coordonne, avec quatre autres professionnels ces logements, occupés par 20 résidents. Ce jour-là, Kevin Taillandier, 25 ans, est venu de Neuilly-sur-Seine rendre visite à Dounia. Depuis deux ans, le jeune homme y occupe un appartement avec deux autres colocataires. À l’atelier conciergerie de l’ESAT de Suresnes, il travaille quatre jours par semaine et se rend en prestation extérieure chez d’autres entreprises, en fonction de son planning. Kevin vivait avant chez sa mère et avait aussi déjà expérimenté la vie en internat. Il ressentait le besoin de vivre de manière plus autonome. Cette étape en colocation lui permet de gagner en autonomie et de mûrir son projet : « J’aimerais d’ici quelque temps intégrer un logement tout seul. Je m’en sens de plus en plus capable et je prépare ce moment avec l’équipe ».
Chaque semaine, un éducateur de l’Unapei 92 rencontre Kevin à son domicile dans le cadre d’une IAD (Intervention à domicile) individuelle et deux fois par mois, avec ses colocataires (IAD collective) « Lors de nos points individuels, je discute avec l’éducateur de mes rendez-vous médicaux, de la gestion de mon budget, de mes repas et de l’équilibre de mon alimentation par exemple« . Kevin peut également participer à des activités sportives proposées par un professeur, rencontrer la psychologue, et bénéficie de l’aide d’une personne en charge de l’entretien, qui se rend régulièrement dans chaque logement.
Une dynamique de réseau
Ce lien avec l’équipe est important pour chacun des résidents qui, régulièrement, viennent frapper à la porte du bureau de Dounia. Plus qu’un bureau, c’est en fait un petit appartement, équipé d’une cuisine avec une grande table où les locataires aiment venir s’installer pour partager un café, discuter, demander un conseil, rencontrer d’autres résidents. C’est plus facile pour les locataires qui habitent dans les logements aux étages supérieurs de l’immeuble mais les autres, comme Kevin, viennent aussi souvent.
« Nous ciblons des appartements bien connectés au niveau des transports pour que ce soit facile pour les résidents de se déplacer et qu’ils ne se sentent pas isolés » explique Dounia Laouni. Avec son équipe, elle travaille à maintenir du lien et une dynamique de rencontres « Nous fonctionnons en réseau et mutualisons avec les foyers du territoire 92 nord certaines activités ». Le fonctionnement de ce type d’habitat est voisin de celui du foyer d’hébergement : la facturation, s’effectue avec un prix de journée, les logements sont équipés et meublés. Les résidents, âgés en moyenne de 20 à 30 ans, restent trois à cinq ans, en fonction de leur projet « C’est un premier pas vers l’autonomie qui se fait de manière très encadrée et structurée et qui permet de confirmer ou d’infirmer son choix ».
Vous souhaitez vous renseigner sur ce dispositif ? Alors contactez-nous !
Directeur adjoint : Sidney MERLE-RÉMOND
Adresse du Foyer appartement : 25, rue Merlin de Thionville 92150 Suresnes
Respiration lente, public silencieux, concentration maximum… puis le starter… C’est parti ! Gioko s’élance dans la finale du 100 mètres sur la piste d’athlétisme du stade Jesse Owens à Val-de-Reuil ! Les foulées s’enchaînent, le ligne d’arrivée se rapproche. Une dernière impulsion pour gratter un millième de seconde qui pourrait être décisif… Malheureusement, malgré ses efforts, ce ne sera pas pour cette fois pour Gioko. Mais les sportifs de l’équipe du Bois Clair de l’Unapei 92 sont loin de rentrer les mains vides des Championnats de France de Sport adapté d’athlétisme 2025. Durant 2 jours, ils ont tout donné, et remporté 5 médailles dans leur élan !
Si la compétition se déroulait les 27 et 28 juin au Val-de-Reuil, la préparation, elle, avait commencé bien avant. En effet, voilà maintenant un an que Sylvie, Dominique, Gioko, Guillaume, Yohann et Christian s’entraînent pour performer. A raison d’un à deux entraînements par semaine pour les plus motivés. Dans cette préparation, ils peuvent notamment compter sur l’expérience de David Vorwalter, fondateur et président du club d’athlétisme de Saint Lubin, où les résidents sont licenciés.
Entrainés depuis 7 ans par David, ces championnats ne sont pas un coup d’essai pour l’équipe du Bois Clair : les évènements sportifs ponctuent régulièrement leur année. Plusieurs d’entre eux préparent le CROSS septembre à janvier puis enchaînent sur des épreuves départementales, interdépartementales et régionales en amont des championnats de France. Ils arrivent ainsi affutés et rigoureusement préparés dans la compétition, tout comme chaque sportif professionnel.
« Le but du sport et de ces championnats c’est aussi de forger le mental de nos athlètes. Il y a bien sûr la recherche de la performance, mais l’objectif c’est avant tout de leur (re)donner confiance en eux. » explique David.
« L’élément le plus fort pour moi c’est de voir comment les personnes accompagnées s’épanouissent. Voir comment on les valorise tout au long de l’évènement. Le fait de participer à un championnat ça les aide à se dépasser, aller encore plus loin que d’habitude ! »
Charlène Bothelo, coordinatrice sportive à la Résidence du Bois Clair
Et les résultats sont là… de belles médailles est venue récompenser les efforts de nos sportifs :
Sur la plus haute marche du podium, Sylvie Lejeune, championne de France de lancer de javelot, avec un jet à 11, 66 mètres.
Guillaume Clerembaux, vice-champion de France sur deux épreuves : lancer de javelot et saut en longueur.
Christian Michaud, vice-champion de France au 5 000 mètres marche.
Dominique Mercier, médaillé de bronze au lancer de javelot.
Et le sport est un formidable vecteur d’autonomie et d’ouverture aux autres… En effet cette compétition, réunissait plus de 400 athlètes venus de toute la France.
« Pratiquer dans un club de sport indépendant, c’est aussi pratiquer l’inclusion tout au long de l’année, en mélangeant personnes en situation de handicap ou non », confirme David.
Et le rendez-vous pour l’année prochaine est déjà pris ! L’équipe du Bois Clair reviendra aux championnats de France de sport adapté d’athlétisme avec détermination, bien décidée à se surpasser et à viser les podiums !
“L’écriture est la peinture de la voix.” nous disait Voltaire. Et jeudi 12 juin 2025, les professionnels en situation de handicap de l’ESAT SolipolisBagneux ont pu profiter d’un atelier d’écriture pour s’essayer au 5ème art !
A travers cet atelier, 6 d’entres eux ont couché sur le papier leurs premières inspirations sur le thème des petits bonheurs et plaisirs du quotidien. Une belle initiative née de la rencontre entre Sikanda de CAYRON, Educatrice spécialisée à l’ESAT, et Annie LAMIRAL de l’association balnéolaise A Mots Croisés.
Inspirés par des auteurs comme Jacques Prévert, Bernard Clavel et Philippe Delerm (« La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules »), découvrez les créations de nos auteurs en herbe :
Un bisou sur la joue – L’odeur de l’été – La langue râpeuse du chat – Le vent frais quand il fait chaud – L’odeur de bougies d’anniversaire – Dire bonjour aux travailleurs de l’ESAT – Voir un chien dans la rue – Être plongé dans un livre – Gagner à un jeu de société
Sikanda
Regarder le ciel bleu – Me lever le matin – Venir travailler
Aby
J’aime sentir les fleurs et voir les palmiers dans le jardin du Luxembourg à Paris – J’aime bien les odeurs de cuisine et de cuisson – C’est intéressant de rencontrer Annie, la formatrice de l’atelier – J’aime bien déguster le chocolat au salon du chocolat et les saveurs du monde.
Alexandra
Passer à travers la pluie – Faire de la motocyclette – Manger au self service – Écouter la radio – Fumer des cigarettes – Saler ma nourriture – Faire mes courses au marché – Boire un café au bar – Offrir des tulipes – Manger des m&m’s – Arriver à l’heure – Boire une verre de vin tempéré – Manger un steak de viande – Rouler en voiture – Prendre le train – Voler en plein air ou en avion – Couper du pain – Passer au feu vert – Acheter du pain – Rêver
Emmanuel
L’odeur des fleurs – le soleil qui brille – Maman fait un joli bouquet – Le matin – Regarder le sable, le ciel
Nicole
L’odeur de la nourriture – Rencontrer quelqu’un de nouveau
Steven
Quel avenir pour l’atelier d’écriture ?
Et c’est un essai transformé pour cet atelier d’écriture ! En effet, les avis des professionnels en situation des handicap étaient unanimes sur leur appétence pour l’écriture. Il a ainsi été décidé de mettre en place deux ateliers par mois à partir du mois de septembre 2025 jusqu’en juin 2026. Ce sont donc 3 groupes de 6 professionnels de Bagneux qui pourront développer leur art littéraire tout au long de l’année.
Certains pourraient même participer à la « bibliothèque vivante »*, un projet initié par le Conseil Local en Santé Mentale de la Ville de Bagneux, dans le cadre de la Semaine d’Information sur la Santé mentale (6 – 19 octobre 2025). Le principe en est simple : il s’agit d’une rencontre, d’un échange entre deux personnes. L’une est une personne appartenant à un groupe confronté à des préjugés et stéréotypes, ou un proche ou bien encore un professionnel. La personne va raconter un ou plusieurs fragments de vie, un chapitre comme dans un livre. L’autre va l’écouter et ainsi découvrir son histoire comme s’il lisait un livre.
La « bibliothèque vivante » est un dispositif de lutte contre la stigmatisation qui consiste en l’organisation d’un moment de rencontres entre des personnes qui ne se seraient a priori pas forcément rencontrées dans un autre contexte.
Dans un deuxième temps d’écriture, chacun a raconté sa perception d’une photo prise Place Dampierre à Bagneux, en 1960.
J’imagine que ces gens sont rassemblés autour d’un événement heureux, et qu’ils s’en souviendront longtemps après que les ballons ne soient plus que de minuscules étoiles dans le ciel.
Sikanda
Je vois des gens dehors, au centre-ville de Bagneux. Ils ont des ballons qui s’envolent, toujours plus haut.
Nicole
Les Balnéolais font un lâcher de ballons sur la place Dampierre..
Emmanuel
Je vois des personnes sur la place Dampierre à Bagneux qui font un lâcher de ballons. C’est en été, il fait soleil. Les gens sont en robes d’été ou en shorts.
Alexandra
Je vois des personnes qui font une fête d’anniversaire. Ils sont heureux de profiter de cette journée magique et unique.
Ils l’ont fait !… Notre saga sur l’aventure vers le Mont Saint-Michel qui attendait les jeunes de l’IME Balzac, vient à son terme.
Fin juin, 6 jeunes de 16 à 19 ans de l’IME Balzac ont couvert les 80km qui séparent Domfront du célèbre rocher normand… Ou breton pour ne froisser personne… Durant 3 jours, accompagnés par deux éducateurs, une infirmière ainsi qu’une veilleuse de nuit de l’établissement, les jeunes ont arpentés les chemins normands et voies vertes.
Dernier épisode : Impression de voyages…
Mardi 24 juin 2025… Le soleil se lève à peine sur l’IME Balzac que tous les jeunes étaient au rendez-vous à 06 h 45.
07 h 00 : l’heure du grand départ ! Bien décidé à profiter au maximum de ce séjour sportif sous le soleil, le groupe s’élance.
Après 3 heures de route, il est temps de décharger les vélos, réaliser les vérifications qui s’imposent et c’est parti. Direction Barenton tout d’abord, à 17km, pour la première étape.
Le temps d’une pause pique-nique à Barenton et les voilà repartis… En effet, il n’y a une minute à perdre ! Après avoir repris des forces et s’être un peu reposé, la deuxième étape de cette première journée est donc lancée. L’objectif ? Couvrir les 18km qui séparent Barenton de Mortain.
Dans cette dernière ville , c’est le camping municipal de Mortain Bocage qui attendait les jeunes pour leur première nuit. Montage des tentes puis douche bien méritée et appréciée. Et pour mettre tous le monde d’accord, le repas du soir s’est déroulé au kebab… Pour le plus grand plaisir des jeunes et des moins jeunes !
Mercredi 25 juin 2025… Après une bonne nuit de sommeil et avant de repartir, une petite escapade dans un escapade non loin s’organisa. Cette même cascade dont le bruit de l’eau qui s’écoule a bercé nos sportifs toute la nuit. Après un bon petit-déjeuner, c’est ainsi partie pour l’étape du jour.
Après avoir avalé les 15km séparant Mortain de Saint-Hilaire du Harcouet, puis les 20km séparant cette dernière ville de Ducey une parenthèse culturelle s’organise. En effet, relever ce challenge sportif ne se fait pas sans découvrir le patrimoine et l’environnement magnifique de cette partie de la Normandie. Au programme ce jour-là : visite de l’impressionnante église de Saint-Hilaire du Harcouet et du château de Ducey.
Pour se reposer, on dressa le camp dans un grand jardin d’une maison d’hôtes, entourée de chevaux. Cette étape fut notamment l’occasion d’une belle rencontre avec une propriétaire accueillante et chaleureuse. Une soirée barbecue a permis à nos jeunes cyclistes de se requinquer et reprendre des forces.
Jeudi 26 juin 2025… C’est le grand jour pour le groupe de sportifs ! En effet, direction le Mont Saint Michel, à 25 km de là.
Majestueux, le rocher du Mont Saint Michel se dévoile alors petit à petit aux jeunes cyclistes. Comme la plus belle des récompenses, la visite de la baie et de la ville marqua chacun : jeunes et accompagnants. C’est la tête pleine de souvenirs de cette aventure, que tous reprirent alors la route vers Nanterre
La route vers le Mont Saint-Michel : un défi relevé haut la main
Pour s’y préparer les jeunes avaient participé à l’activité VTT, grâce au dispositif « Plein air handicap » proposé par le département. Durant ces séances, s’étalant sur plusieurs mois, les jeunes s’entrainaient à la pratique du vélo à raison d’une séance par semaine.
Cette belle aventure a été l’occasion de rassembler les jeunes. De leur faire partager une activité et des valeurs commune autour du sport. Une bouffée d’air frais d’autant plus forte que certains jeunes ne partent pas en vacances chaque année ou ne sortent pas régulièrement le week-end.
Au-delà de l’épreuve sportive, cette sortie a permis de sensibiliser les jeunes à la sécurité routière, tout en les aidant à se repérer dans l’espace. Acquérant de plus différentes compétences techniques, c’est in fine leur autonomie globale qui se renforça. Sans oublier l’impact en termes d’éducation civique et de socialisation.
En 3 jours, on a gagné 6 mois d’accompagnement éducatif en matière de travail sur la relation à l’autre et l’autonomie.
Malik, éducateur de l’IME Balzac
J’ai tout aimé mais beaucoup aimé le camping, à refaire mais plus loin, plus longtemps.
Gabriel, jeune de l’IME Balzac
On a passé de merveilleux moments qui nous ont permis de découvrir les jeunes dans un autre contexte, ils étaient tellement contents de dormir à l’extérieur sans leurs parents.
Alexandre, éducateur sportif de l’IME Balzac
C’était trop bien la campagne, j’adore la campagne.
Rédha, jeune de l’IME Balzac
C’était super, j’aurais aimé que cela dure plus longtemps et c’était drôle aussi le soir.
Julienne, jeune de l’IME Balzac
Bravo à tous les jeunes et professionnels de l’Unapei 92 qui ont organisé, vécu et partagé cette belle aventure !
À noter que ce projet, porté par l’équipe des professionnels de l’IME, a été primé par un Trophée 2024 Unapei. Il a ainsi pu être financé par l’association.
Chacun des jeunes cyclistes a roulé en ayant une pensée pour leur camarade Dylan. Blessé quelques jours avant le départ, il n’a donc pas pu faire la course. Mais les histoires comptés par ses amis à leur retour ne manquent pas de le faire voyager !
Mardi 6 mai 2025, jeunes accompagnés, familles et professionnels étaient réunis pour assister à la diffusion du tout dernier court-métrage de l’IME Balzac : « SOUS PRESSION« .
« SOUS PRESSION » est une production écrite, réalisée et interprétée par les jeunes. À travers trois portraits croisés – Antoine, Kally et Lune – ce court-métrage raconte avec justesse et sensibilité le quotidien d’adolescents confrontés à la pression familiale, aux difficultés de communication et au doute de soi. Soutenus par leurs amis ou par des adultes bienveillants, ils vont peu à peu reprendre confiance en eux et avancer vers l’avenir, chacun à son rythme.
Au cinéma Les Lumières de Nanterre, mardi 6 au matin, on entend les applaudissements s’échapper de la salle de vidéoprotection. Les compliments fusent et les questions affluent lors du temps d’échange prévu à la fin de la retransmission. Les jeunes de l’IME Balzac dévoilaient un film fort, touchant, et profondément humain, né de leur imagination.
Pour le réaliser, ils ont pu compter sur une équipe de professionnels investis. Parmi eux, Reda Belkhodja, éducateur spécialisé à l’IME Balzac, qui les suit toute l’année dans diverses activités. À ses côtés, l’équipe audiovisuelle de l’association BaKa, partenaire essentiel de la création du film.
Une histoire née d’une préoccupation commune des jeunes de l’IME Balzac
Tout commence par une question : quel thème aborder ? Très vite, les jeunes s’accordent pour traiter un sujet qui les touche directement : la recherche de stage et le rôle du soutien familial. Leur objectif : illustrer les difficultés souvent méconnues qu’ils rencontrent, en s’appuyant sur leur vécu.
S’ensuivent trois séances d’écriture encadrées par David Gautier, réalisateur-monteur chez BaKa. Ensemble, ils construisent le scénario, développent les personnages, préparent les scènes. Ces séances sont essentielles pour instaurer un climat de confiance et faire comprendre aux jeunes qu’ils sont pleinement maîtres de leur création.
Ils ont souvent du mal à trouver des idées au début mais on est là pour les aider à creuser.
Et finalement, le plus dur est de réussir à trouver un consensus entre toutes les envies qui auront pu s’exprimer.
Personne ne doit se sentir mis de côté avec le scenario choisi.
David Gautier, Réalisateur-monteur chez BaKa
Place ensuite au tournage ! Silence, moteur… action ! Neuf séances réparties sur douze semaines permettent de donner vie au scénario. Mais plus que le produit fini, c’est le processus de création qui importe : un espace d’expression, de jeu et d’affirmation de soi.
On oublie parfois la personne lors de la recherche de stage. On réfléchit à leur place.
Il faut réussir à ne pas transposer nos envies sur eux. C’est ce dont ils ont voulu témoigner dans ce film.
Et ils l’ont très bien fait ! Je suis fier d’eux, ils ont assurés !
Reda Belkhodja, Éducateur spécialisé à l’IME Balzac
BaKa : donner vie à l’expérience des jeunes
« SOUS PRESSION » n’était pas un coup d’essai pour BaKa. Cela fait bientôt 4 ans que l’association audiovisuelle accompagne des projets dans les établissements Unapei 92.
Avec BaKa, on ne vient pas avec une histoire toute faite. On accompagne les jeunes pour qu’ils créent leur propre film, de A à Z. Pour « SOUS PRESSION », je suis arrivé sans idée précise. C’est en discutant avec eux que l’histoire a émergé.
David Gautier, Réalisateur-monteur chez BaKa
Les meilleurs retours sont ceux qui me disent que ces projets leur donnent confiance en eux.
J’étais moi-même très timide par le passé. Alors les voir prendre des responsabilités, jouer un vrai rôle, croire en eux… c’est la plus belle récompense.
David Gautier, Réalisateur-monteur chez BaKa
Pour découvrir la vidéo :
Et retrouvez les coulisses du tournage avec le making of :
Dimanche 15 juin, ils étaient au rendez-vous et ont relevé le défi ! Nos 90 héros Unapei 92 ont fièrement porté les couleurs de l’association lors de l’édition 2025 de la Course des Héros.
Cet événement annuel permet aux entreprises et associations de soutenir une cause qui leur tient à cœur en organisant une grande collecte autour de leurs ambassadeurs sportifs. Nos héros ont ainsi pu démontrer toute leur détermination sur trois parcours adaptés à chacun :
Un parcours découverte de 2 km,
Un parcours marche de 5 km,
Un parcours course de 5 km.
Et nos héros n’étaient pas seuls ! Plus de 300 personnes accompagnées, familles, professionnels, amis et soutiens de l’Unapei 92 étaient présents au Parc de Saint-Cloud pour les encourager dans une ambiance festive et solidaire.
Mais la Course ne se limite pas à quelques kilomètres… Le véritable marathon avait commencé depuis plusieurs mois, à travers une mobilisation sans relâche pour collecter des fonds en faveur des 28 établissements Unapei 92 engagés dans l’aventure. Chaque héros soutenait ainsi le projet d’un des établissements de l’association.
Grâce à l’élan collectif, plus de 50 000 euros ont été récoltés ! Un résultat exceptionnel qui place l’Unapei 92 à la 5ᵉ place du classement des collecteurs, sur plus de 100 associations participantes.
Une journée sous le signe du partage
Et l’ambiance était au rendez-vous ! Tout au long de la journée, le stand Unapei 92 regorgeait de vie à travers plusieurs temps forts :
Roue des défis sportifs
Parcours motricité ludique
Remise de médailles
Bar à smoothies vitaminés
Et surtout… un pique-nique géant d’après course !
Un moment convivial pour se retrouver, échanger et célébrer ensemble, avant de terminer la journée en musique avec quelques pas de danse endiablés !
Bravo à l’ensemble des coureurs, marcheurs, bénévoles, professionnels, familles et soutiens de l’Unapei 92 ! Grâce à vous, cette journée placée sous l’étoile de la solidarité et de l’engagement fut une véritable réussite.
Ensemble, continuons à être mobilisés tout au long de l’année pour poursuivre ce bel élan !
Pour revivre les meilleurs moments de la Course des Héros 2025 :
Le Vendredi 13 Juin, se tenait une soirée « Entreprises et handicap », la toute première chapotée par REMOSI3*. L’objectif de cet évènement inédit ? Échanger autour de l’emploi des personnes en situation de handicap et de la coopération avec le monde économique local.
Afin de mieux faire connaître la mission des ESAT, plusieurs entreprises partenaires ont partagé leur engagement en faveur de l’inclusion professionnelle, en témoignant de leurs collaborations avec ces établissements.
L’occasion pour Sophien KHELIFI, Référent territorial Personnes Handicapées de l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire, de présenter le rôle des ESAT et de saluer les qualités de cet éco-système local nouvellement créé qu’est REMOSI3.
Côté de Solipolis, la marque des ESAT de l’Unapei 92, c’est l’entreprise Calista qui a témoigné. En effet, les professionnels en situation de handicap de Solipolis Vernouillet ont pu intervenir à deux reprises auprès de Calista. Et ce dans le cadre de prestations de nettoyage de fin de chantier. Bülent OZDEMIR, Directeur développement commercial chez Calista, a décrit une équipe motivée, impliquée et sérieuse dans la réalisation du travail. Il a noté tenu à saluer la participation du moniteur d’atelier véritable soutien tout au long des 4 jours d’intervention.
Après les partenaires, ce sont les personnes concernées qui ont pu prendre la parole. Manon, accompagnée par Solipolis Vernouillet, a témoigné de son parcours à l’ESAT et en milieu « ordinaire ». En effet, Manon bénéficie d’un « contrat mixte », répartie à 80% à l’ESAT et 20% en CDI auprès du SIRP** (Syndicat intercommunal du regroupement pédagogique), où elle travaille en restauration scolaire.
La soirée s’est poursuivie avec une séquence de témoignages animée par Nathalie GARRIER-GIRAUDEAU, Directrice du Territoire Régions de l’Unapei 92. Plusieurs personnes en situation de handicap, récemment embauchées en CDI ou en voie de l’être, ont ainsi pu faire part de leur expérience.
Un cocktail de clôture, préparé par les équipes des ESAT, est venu conclure cette soirée riche en échanges.
Au total, cette soirée réunissant les membres d’un réseau d’acteurs engagés dans l’emploi a regroupé 27 sociétés et près de 70 personnes.
Découvrez le rapport d’activité 2024 de l’Unapei 92, présenté lors de l’assemblée générale du 21 juin dernier. L’occasion de revenir sur l’année écoulée à travers ses moments forts, ses chiffres clés et ses projets à venir.
En parcourant les pages de notre rapport d’activité, vous pourrez découvrir les nombreux sujets qui ont animé l’année de l’association.
Dans le rapport d’activité 2024 on parle « Vie Associative » et « Innovation ». L’occasion également de revenir sur deux temps forts, les Jeux Olympiques qui ont rythmé le quotidien de l’Unapei 92, et la création de la marque Solipolis, regroupant les 6 ESAT de l’association.
Retrouvez également des projets pour l’avenir comme la mise en application du 1er CPOM pour les établissements et services des Hauts-de-Seine.
Tout cela, et bien d’autres sujets encore, sont à découvrir dans le rapport d’activité 2024 :
Comme en 2024, le Foyer Le Point du Jour et le Foyer Darty se sont mobilisés à l’occasion du Printemps de la sculpture. Cet événement a permis aux personnes accueillies de se retrouver autour de la compréhension et de la création artistique.
Soutenu par le Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, le projet Aurore a ainsi favorisé la sensibilisation au handicap et aux différences dans les établissements scolaires dès l’école primaire.
Tout a commencé lors d’un bilan autour du projet « Chemins des arts » construit par Insula Orchestra de la Seine Musicale. Mais également d’une table ronde l’an dernier proposée par la direction départementale de la Culture. Celle-ci réunissait de nombreux acteurs culturels altoséquanais. Artistes, chargés de projets d’éducation artistique et culturelle, les acteurs et médiateurs culturels et représentants du champ social du 92 dont des professionnels de l’Unapei 92 faisaient partie. De ces réflexions nait alors le projet Aurore.
Ce projet, à la fois artistique et culturel, s’intégrait également à la fête HANAMI. Une célébration du printemps japonais marquée par l’éclosion des cerisiers en fleurs, à Sceaux.
Des rencontres et des échanges autour de l’art ont permis à des membres du Département des Hauts-de-Seine, de l’Éducation Nationale et du secteur social de coconstruire le projet Aurore, au Domaine départemental de Sceaux.
Au cœur de cette initiative : une légende japonaise emblématique, celle d’Amaterasu, déesse du soleil, du renouveau, mais également de l’aurore.
La naissance du projet Aurore
Avant toute chose, plusieurs rencontres en juillet et septembre 2024 entre Stéphanie Martin-Culet, animatrice à médiation sociale et culturelle à l’Unapei 92, les acteurs culturels du domaine de Sceaux Marie Noëlle et Raphaëlle, le professeur des écoles de la classe de CM1 et la céramiste ont permis de poser les bases de ce projet adapté aux 2 publics.
Par la suite, afin de préparer au mieux la collaboration avec les établissements scolaires, une première séance de sensibilisation a été organisée pour les élèves de CM1.
Quelques résidents se sont alors rendus à l’école des Blagis pour faire connaissance avec les enfants. L’occasion de briser la glace et entamer une relation de confiance. Pour mener à bien cet objectif de sensibilisation aux handicaps une séance de questions-réponses a également été organisée. De plus, des documents sur les handicaps adaptés au primaire pour l’occasion ont pu être distribués.
Le temps de la création est ensuite arrivé, ponctué de nombreuses étapes artistiques entre Sceaux et Boulogne-Billancourt :
Une pièce de théâtre jouée par les enfants de CM1 sur le thème retenus,
Des séances de céramique (œuvre collective en grès et cloches japonaises) avec une artiste du musée Guimet de Paris,
De la danse collective et contemporaine avec un chorégraphe danseur de l’opéra de Paris et du théâtre du Chatelet,
Une séance photos des duos et du groupe enfants/résidents par un photographe professionnel,
Une visite du musée Landowski suivie d’un atelier dessin
Et une séance de confection de masques japonais et baroques avec les enfants et résidents au sein du Foyer le Point du Jour.
Une exposition pour donner vie au Printemps de la sculpture
Pour donner vie aux œuvres réalisées en binômes ou en trios mixtes et intergénérationnels, une exposition s’organisait au château du Domaine départemental de Sceaux.
Au mois d’avril, amateurs et artistes confirmés ont ainsi pu découvrir les créations issues du projet Aurore.
Les bienfaits d’un Printemps de la sculpture inclusif
L’échange, la rencontre, le partage et la création commune, adaptés aux deux publics, ont porté leurs fruits.
La très belle entente entre les personnes accompagnées par l’Unapei 92 et les élèves de CM1 de l’école des Blagis a offert une leçon d’humanité, de citoyenneté, de tolérance, de pair-aidance et d’inclusion.
Grâce aux médiations artistiques, vecteurs puissants de communication et d’échange, les barrières se sont levées naturellement.
Les personnes accompagnées par le Foyer Le Point du Jour et le Foyer Darty sont unanimes ! Cette expérience a été un véritable succès, humainement et artistiquement.
« J’ai beaucoup aimé la danse et les musiques, ça adoucit les mœurs, j’ai bien aimé partager les ateliers avec Imran. »
Christian G.
« J’ai apprécié les séances céramique la déesse Uzume et son coq en terre.
La danse, aussi m’a plu, avec Rodolphe, les bras et le corps en mouvement, tous ensemble avec les enfants. »
Jacques D.
« J’ai fait de la Danse et de la céramique en terre. J’ai senti tout mon corps travailler.
Je suis très contente, heureuse et joyeuse d’avoir rencontré ces enfants. Ca m’amuse bien, je me sens bien avec eux. J’ai fait de gros câlins et ai bien rigolé. Ils sont très gentils car ils m’ont aidé. »
Paola C.
« Ce que j’ai aimé, c’est de fabriquer les cloches en terre en petit groupe ou à 2. La terre, c’était doux et mou quand on la malaxait.
J’ai aimé danser avec Rodolphe, j’étais content de danser avec les enfants et de jouer à chat pendant la pause. »
Léo P.
« J’ai aimé modeler la porcelaine et danser, bouger les bras, taper des pieds, tous ensemble avec les enfants. »
Jean-Claude N.
« J’ai beaucoup aimé être avec les enfants, ils sont très gentils.
J’ai appris plein de choses autour de ce projet Aurore et sur les différentes déesses avec les enfants. J’ai adoré l’atelier danse, danser parmi les enfants était du bonheur. Et fabriquer les cloches en terre aussi.
J’ai ressenti beaucoup d’affection avec ces enfants, ils m’ont beaucoup aidé à monter et descendre les escaliers. »
Brigitte B.
« J’ai apprécié sculpter la déesse Uzume avec un petit groupe d’enfants. Les ateliers modelage (les cloches), l’atelier danse sous la coupole de l’Aurore.
J’ai ressenti une bonne fatigue physique autant en modelage qu’en danse.
La recherche de l’harmonie, une bonne cohésion avec les enfants m’a permis de briser la glace et de m’ouvrir car les enfants sont plus sensibles que les adultes. Ils ont une meilleure compréhension, je les ai trouvés bien sages, dans une entente mutuelle.
L’atelier Dessin au musée Landowski autour des sculptures de l’Hymne à l’Aurore me rappelait les mouvements de danse avec Rodolphe.
J’aimerais renouveler cette belle expérience ! »
Fatiha T.
« C’était trop mignon d’être avec les enfants, ils sont très gentils, j’ai aimé danser avec eux dans l’atelier de Rodolphe.
Dans mon cœur, ça tournait, je me sentais bien avec eux. J’étais contente de faire toutes ces choses avec eux.
J’aimerais les revoir et que cela continue. »
Nathalie B.
Nous tenons à remercier l’ensemble des acteurs qui ont permis la réalisation de ce beau projet. Et tout particulièrement Marie-Noëlle MATHIEU, chargée de médiation et d’action culturelle au Château de Sceaux, musée départemental. Ainsi que Caroline ROSSIGNOL, Professeur des écoles à l’école élémentaire des Blagis, à Sceaux.