Pour cette fin d’année, découvrez le tout nouveau numéro du Petit Papillon !
La revue d’actualités, diffusée aux adhérents, aux familles, aux partenaires, aux personnes accompagnées par l’association et aux professionnels Unapei 92.
Au sommaire du numéro d’hiver 2025…
Focus sur l’innovation au sein des dispositifs d’accompagnement avec Céline Lamour, Directrice générale,
Retour sur « Je rêvais d’un autre monde », la représentation théâtrale dédiée à l’autisme,
Des CV vidéos pour mettre en avant les profils Solipolis,
Le dossier du numéro, consacré à la Communication Alternative Améliorée,
Une nouvelle dynamique pour le Club de Loisirs,
Prix du jury pour le court métrage La réparation » au festival Regards croisés 2025,
Et beaucoup d’autres infos à découvrir
Pour tout connaitre de l’Unapei 92 … Lisez le Petit Papillon !
Le magazine “Le Petit Papillon” c’est un lien entre l’Unapei 92, les familles, amis et partenaires et tous ceux qui partagent notre vision d’une société inclusive. À travers ses pages, découvrez des témoignages inspirants, des projets innovants et des actualités passionnantes, au service des personnes en situation de handicap que nous accompagnons au quotidien..
Si vous souhaitez recevoir le prochain numéro du magazine “Le Petit Papillon”, contactez : vie.asso@unapei92.fr
Après des travaux d’adaptation du bâtiment, le nouvel Accueil de jour de l’Établissement d’Accueil Médicalisé (EAM) d’Estienne-d’Orves a ouvert ses portes début septembre à Fontenay-aux-Roses. Ce projet ambitieux vient enrichir l’offre d’accompagnement de l’Unapei 92 pour les jeunes adultes polyhandicapés, en proposant un accueil de jour à taille humaine, pensé pour répondre aux besoins spécifiques de chacun.
L’ouverture de l’EAM d’Estienne-d’Orves marque l’aboutissement d’un projet mûri depuis plusieurs années. Né de la volonté de proposer un accompagnement de proximité pour les jeunes adultes polyhandicapés du territoire. Situé à proximité immédiate du foyer médicalisé existant, qui accueille 32 adultes polyhandicapés, il vient ainsi renforcer la continuité du parcours de vie et la coopération entre établissements.
L’Accueil de jour reçoit des jeunes adultes à partir de 20 ans, souvent après un parcours en IME ; ces personnes présentent des handicaps complexes ou des polyhandicaps nécessitant un accompagnement renforcé. Huit places sont ouvertes au sein de ce dispositif, les jeunes accueillis fréquentent la structure, du lundi au vendredi, de 09 h 00 à 15 h 30.
Une mission centrée sur le bien-être et l’inclusion
L’accueil de jour en EAM a plusieurs objectifs. L’établissement ne se limite pas à un espace d’accueil. En effet, il incarne un projet global alliant accompagnement éducatif, thérapeutique et social adapté ; inclusion, en développant la participation sociale et en favorisant l’ouverture vers l’extérieur et soutien aux familles.
« Ce nouvel espace permet à des jeunes adultes polyhandicapés de bénéficier d’un accompagnement de qualité, dans un cadre à la fois chaleureux ainsi que sécurisant, tout en apportant un souffle nouveau aux familles. Avec la toute nouvelle équipe socio-éducative, nous voulons tout d’abord en faire un lieu vivant, ouvert et apaisant », explique Estelle Lapeyre, cheffe de service du nouveau service.
Une équipe pluridisciplinaire engagée
Ainsi, l’équipe permanente de l’EAM se compose de quatre professionnels à temps plein. Deux Accompagnants Éducatifs et Sociaux (AES), une Monitrice Éducatrice et un Aide Soignant. L’établissement bénéficie également de la mutualisation des compétences avec l’équipe d’accompagnement déjà en place autour des 32 places d’hébergement de l’EAM, notamment un psychomotricien, une psychologue, une art-thérapeute, une musicothérapeute.
Des activités adaptées et choisies par les jeunes
Des ateliers variés sont en cours de mise en place : arts créatifs, jeux d’éveil, musique, cuisine, lecture, etc. Les activités se déroulent soit dans les locaux de l’Accueil de jour, soit dans les locaux de foyer… Objectif : stimuler la créativité, l’autonomie et la communication, tout en respectant le rythme et les capacités de chacun.
Un bâtiment neuf, fonctionnel et accueillant
Installé dans un bâtiment neuf d’environ 100 m², les locaux de l’Accueil de jour comprennent : une grande salle polyvalente avec cuisine thérapeutique (pour les repas et activités de groupe), une salle plus calme dédiée aux temps de repos et à la relaxation, un espace détente équipé d’un chariot Snoezelen, et trois salles de bains adaptées.
Tout a été pensé pour garantir le confort, la sécurité et la qualité de vie des personnes accueillies.
L’inauguration de l’EAM d’Estienne d’Orves se déroulait le 1er décembre, par Stephen Decam, Président de l’Unapei 92, en présence de Laurent Vastel, maire de Fontenay-aux-Roses, Renaud Pellé, directeur départemental ARS Ile-de-France, Armelle Tilly, Vice-présidente du Conseil départemental des Hauts-de-Seine en charge des solidarités et affaires sociale et Céline Lamour, directrice générale de l’association, en présence des personnes accompagnées, des familles, des professionnels et des partenaires de l’association.
À l’occasion de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées 2025 (SEEPH), trois structures Solipolis (la marque regroupant les ESAT de l’Unapei 92) ont ouvert leurs portes à des collaborateurs d’entreprises partenaires ou curieux de mieux connaître le travail en milieu protégé. Ces Duoday inversés ont permis à plusieurs équipes de vivre une immersion directe dans les ateliers, d’échanger avec les professionnels accompagnés et de faire évoluer leurs représentations du handicap.
Lavazza – Carte Noire : 17 collaborateurs immergés à Meudon et Bagneux
L’entreprise référence de la torréfaction, engagée depuis plusieurs années dans des actions de sensibilisation internes, souhaitait consacrer sa journée annuelle au thème du handicap. Elle a ainsi sollicité Solipolis pour organiser une immersion dans ses ESAT des Hauts-de-Seine.
Au total, 17 collaborateurs ont été accueillis :
11 à Solipolis Meudon
6 à Solipolis Bagneux
Après une présentation du fonctionnement des ESAT et de leurs missions, les participants ont pu rejoindre différents ateliers pour une immersion au plus près des équipes, avant de partager un déjeuner avec les professionnels en situation de handicap.
Les échanges ont marqué les collaborateurs :
Les personnes en situation de handicap s’expriment facilement.
Il n’y a pas de jugement entre eux. Il y a beaucoup de respect. Ils sont à la recherche du contact
C’est une bouffée d’oxygène qui permet de prendre du recul par rapport à notre travail quotidien.
Amaury, service Marketing
Si je devais retenir une chose, ce serait l’humilité :
Les professionnels en situation de handicap font un travail toujours consciencieux et appliqué, sur l’ensemble des missions qui leurs sont confiées.
Mathieu, service RH
On sent que la recherche de sens dans leur travail est essentielle à leurs yeux.
Grégoire, service Marketing
Canon Medical à Solipolis Suresnes : un tout premier Duoday inversé
Déjà partenaire de l’ESAT, qui accompagne deux professionnels en situation de handicap au sein de l’entreprise, Canon Medical a souhaité aller plus loin en organisant cette année une journée de découverte dédiée au handicap et à l’inclusion professionnelle. En amont, Canon Medical s’est notamment rendu sur place afin de tourner une vidéo au sein de l’ESAT. Cette dernière a permis de présenter les activités de l’ESAT aux collaborateurs de Canon Medical et de motiver les volontaires à participer à ce Duoday inversé.
Pour Sidy Soumaré, chef de service à l’ESAT Solipolis Suresnes, l’enjeu est clair :
Les personnes en situation de handicap ont de vraies compétences, sur des postes simples comme sur des postes plus techniques.
Cependant, leur taux de chômage est quasiment deux fois supérieur au taux général.
L’idée aujourd’hui, c’est que les personnes venant du milieu dit « ordinaire » aient moins peur du handicap, on veut casser les barrières.
Sidy Soumaré, Chef de service à l’ESAT Solipolis Suresnes
Manon, membre du service communication de Canon Medical, raconte sa découverte :
Avant de rejoindre à Canon Medical, je ne connaissais pas le terme d’ESAT. Quand on m’a parlé de cette immersion, j’avais peur de ne pas avoir les bons mots avec les personnes en situation de handicap…
Mais toutes les personnes rencontrées m’ont impliqué dans leur métier, elles ont envie de montrer aux autres l’étendue de ce qu’elles savent faire.
Je me rends compte que le travail en ESAT est très dynamique.
Manon, service Communication
Pour Céline, également membre du service communication, ces Duoday inversés jouent un rôle clé dans les relations entre entreprises et ESAT :
Je ne pensais pas qu’il y avait autant de métiers diversifiés au sein d’un ESAT.
Céline, service Communication
Elle souligne aussi l’importance de ces temps d’échange pour renforcer les liens avec les partenaires existants et en créer de nouveaux.
Au-delà de la découverte des métiers, ces Duoday inversés ont surtout permis de créer un espace d’échanges, où les regards changent et où les compétences se révèlent.
Le 14 octobre dernier, près de 200 personnes ont répondu présent à l’invitation de l’Unapei 92 pour découvrir au Théâtre du Ranelagh la pièce de théâtre « je rêvais d’un autre monde », écrite par Benjamin Oppert sur la thématique de l’autisme. Récit d’un moment exceptionnel dans la vie de l’association !
Cette journée-événement autour du trouble du spectre de l’autisme (TSA), était organisée dans le cadre de notre stratégie autour de l’accompagnement des personnes présentant un TSA (cf Le Petit Papillon, mars 2025). Elle avait pour objectif de sensibiliser à la thématique de l’autisme, aux représentations sociétales qui y sont attachées, ainsi qu’aux idées reçues souvent associées.
C’était une première pour l’association, et le public est venu en nombre. Familles avec leur proche accompagné, professionnels de l’Unapei 92 et d’ailleurs, ainsi qu’un certain nombre de personnalités et de partenaires. Le Conseil Départemental, MDPH, UDAF, Unafam, Nexem, mairies, tous salués et vivement remerciés par Stephen Decam, président de l’Unapei 92.
« Je rêvais d’un autre monde »
Dans le magnifique Théâtre du Ranelagh, avec la Compagnie Le Vers Galant, nous avons été transportés dans une société au bord du précipice. Pour répondre à la crise, deux personnes porteuses d’un trouble autistique sont propulsées à la tête du gouvernement. Serait-ce la fin de l’ancien monde ou le début du nouveau ? Comment réagira le Peuple ? Quelles vont être leurs relations ? Arriveront-ils à se comprendre ? Et l’amour dans tout ça ?
Après la représentation, un échange a été organisé entre Benjamin Oppert, les acteurs, Céline Lamour, directrice générale de l’Unapei 92, Katuscia Cliquot, directrice de territoire et Camille, témoin adulte présentant des troubles de l’autisme et remarquablement intégrée dans une vie familiale et sociale harmonieuse. A cette occasion, le parcours exceptionnel de Josef Schovanec a été mentionné. Un cheminement tel que retracé dans son livre « Je suis à l’est ».
Tout le monde s’est ensuite retrouvé autour d’un cocktail de qualité. Recueil de propos entendus en passant entre les groupes :
« Les acteurs ont bien montré les clichés qui existent autour de l’autisme… je me reconnait, ça me parle … ils ont mis des mots sur ce qu’on vit et dont on ne parle pas … j’ai aimé qu’ils disent que ce n’est pas une maladie, mais une manière différente de percevoir le monde … parler de neurotypiques plutôt que gens normaux, ça fait réfléchir ».
Des animations tout au long de la journée
A noter que le lieu ayant pu être privatisé pour la journée, la matinée a été consacrée à une masterclass de Benjamin Oppert. Une dizaine de jeunes de l’IME Les Peupliers de Sèvres préparent en effet un spectacle pour l’an prochain. Accompagnés par trois éducateurs, chacun a pu lire ainsi que dire un court extrait de sa pièce. Ensemble, ils lui ont présenté leur projet. Permettant à Benjamin Oppert de leur donner des conseils pour que chacun trouve au mieux sa place dans le groupe.
L’après-midi ont été organisés trois ateliers animés par des professionnels de l’Unapei 92 autour de l’expérience sensorielle, de la communication et des perceptions. Avec notamment la mise en valeur des outils, objets et pictogrammes facilitant les interactions.
Conclusion… Pour une première, ce fut une belle réussite ! Partagée tant par le public que par tous ceux et celles qui ont contribué à en faire un succès. Donc, ce sera à refaire, a conclu Stephen Decam.
L’Hôpital Foch, la CPTS de Surenes et la Ville de Suresnes portent la série de podcasts « Parlons handicap », un dispositif qui vise à améliorer l’accès aux soins des personnes en situation de handicap et à construire une culture commune autour du handicap. Après une première intervention autour de l’amour en février dernier, le podcast Parlons handicap réunit cette fois professionnels et familles de l’Unapei 92 pour parler du défi du vieillissement, lorsque l’on est parent d’une personne en situation de handicap.
Vieillir avec un enfant en situation de handicap
Dans l’épisode du jour, La maman de Margaux (36 ans) et le papa de Bruno (48 ans), tous deux en situation de handicap accompagnés par l’Unapei 92 nous parlent de leurs peurs et de leurs difficultés, pour bien préparer l’avenir de leurs enfants. Véronique Rondot, psychologue à l’ESAT Cité Jardins de Suresnes et Guerdie Coulange, infirmière et coordinatrice de l’EMMA-H de Nanterre exposent quelques solutions concrètes pour anticiper l’avenir.
L’espérance de vie des personnes en situation de handicap a considérablement augmenté et c’est réjouissant. Mais c’est aussi une source de questionnements lorsque les parents vieillissent. Comment gérer l’après, lorsque l’adulte en situation de handicap sera confronté à la perte de son / ses parents ? Il faut anticiper et prendre du temps pour en parler, en famille bien sûr, mais aussi avec des professionnels de l’accompagnement, puisque des solutions, des dispositifs et des ressources existent pour orienter la personne et sécuriser son parcours de vie. Ainsi, des mesures de protection juridiques permettent de prendre le relais du parent, les structures de proximité mises en place par les municipalités (les CCAS), et des groupes d’aidants et des ateliers collectifs permettent aussi de sécuriser le parcours de la personne accompagnée. Et des structures spécialisées proposent aussi un accompagnement au « bien vieillir’…
L’EMMA – H Unapei 92 : prévention, soutien et accompagnement pour un « bien vieillir »
Ainsi, l’EMMA – H(Equipe Mobile de Maintien de l’Autonomie – Handicap) s’adresse aux personnes en situation de handicap de 45 ans et plus. L’équipe pluridisciplinaire, qui rassemble des professionnels médico-thérapeutiques (ergothérapeute, neuropsychologue, gériatre, assistant de soin en gérontologie) et éducatifs (éducateur spécialisé et éducateur APA), pilotée par un cadre de santé, propose évaluation, soutien et accompagnement autour des enjeux du vieillissement de la personne en situation de handicap.
Solutions d’habitat, soutien à la vie quotidienne, accompagnement sur les mesures de protection… Autant de domaines pour lesquels il faut anticiper et être accompagné pour garantir les droits et le pouvoir d’agir de la personne, tout au long de sa vie.
Dans le podcast Parlons handicap, les participants font référence à deux ressources, vous les retrouverez ici :
0 800 360 360 : numéro national unique d’appui pour les personnes en situation de handicap et les proches aidants.
Une invitation à plonger dans un univers sensible et inspirant, à travers des œuvres réalisées par des personnes en situation de handicap ️
Depuis 2023, accompagnés par Christine Maillard, artiste et art-thérapeute, les résidents du Foyer de vie Jeany explorent la matière, expriment leurs émotions et livrent sur la toile toute leur créativité.
Plusieurs rendez-vous rythmeront l’exposition :
Vernissage – Samedi 27 septembre à 11h00
Table ronde – Vendredi 3 octobre de 18h00 à 19h30 : « Quand l’art ouvre des portes : bienfaits de l’art-thérapie chez les personnes en situation de handicap »
Ateliers participatifs (ouverts à tous : adultes et enfants) – Mercredis 8 et 15 octobre à 15h00 & Samedi 11 octobre à 15h00
Rendez-vous à la médiathèque de Montrouge – 32 Rue Gabriel Péri, 92120 Montrouge – pour découvrir « Richesse intérieure- Rencontre avec la matière » !
Vous êtes frère ou sœur d’une personne en situation de handicap ? Faites entendre votre voix en répondant à un questionnaire et contribuez à une étude inédite de l’Unapei.
Vie quotidienne, impact du handicap de votre frère ou de votre sœur sur votre parcours personnel, besoins non satisfaits, attentes vis-à-vis de la société… l’enquête « La voix des frères et sœurs », diffusée par l’Unapei, vous concerne.
Après avoir recueilli « La voix des parents » en 2023, l’Unapei lance cette nouvelle enquête nationale pour mieux comprendre le vécu, l’éventuel rôle d’aidant et les attentes des frères et sœurs de personnes ayant un handicap intellectuel, autisme, polyhandicap ou handicap psychique.
Cette enquête, anonyme et réalisée par un cabinet spécialisé, ambitionne également de combler un vide scientifique, politique et médiatique autour du vécu des frères et sœurs. Le questionnaire est ouvert jusqu’à fin octobre 2025. Nous comptons sur votre participation et n’hésitez pas à faire connaitre cette initiative à toute personne concernée.
Ils s’appellent Medhi, François-Xavier, Didier, Chloé, Daniela, José, Inès, Victor, Cédric et Servane. Ils sont directeurs de projets transverses au sein de la DSI (Direction des Systèmes d’Information) de Bouygues Telecom.
Lundi 7 juillet, ils sont venus rencontrer des jeunes de l’IME Le Phare à Neuilly sur Seine. Le but de cette journée ? Echanger, se découvrir et surtout passer de bons moments ensemble. Le mauvais temps les a empêchés de réaliser le programme initialement prévu, mais qu’à cela ne tienne. Redha Derras, l’éducateur sportif de l’IME et Daniela, directrice de projet, ont mis en commun leur talent afin de proposer à tout le monde une séance de zumba. Dès les premières notes, les rires fusaient dans la salle, chacun mélangeant sa gauche et sa droite. Afin de retrouver son souffle, José a proposé aux jeunes une pause musicale, il avait apporté à l’IME un accordéon, un ukulélé, des castagnettes et des tambourins pour tout le monde.
Ensuite, Siramory (16 ans) ,Kymia (15 ans), Idris 16 ans) et Riad (17 ans) ont pu initier ces visiteurs d’un jour aux gestes Makaton (le Makaton est un programme de communication alternative et augmentée). La journée n’était pas terminée que Samba, 17 ans, demandait déjà quel jour les salariés de Bouygues Telecom pourraient revenir ?
La pause repas a notamment été l’occasion de développer les échanges, chacun faisant goûter aux jeunes de l’IME sa spécialité culinaire. Comme le dit Halil, 13 ans, « c’est bien de parler avec des adultes, de faire des blagues ».
L’après-midi, Gwenaëlle Prince, éducatrice spécialisée, a proposé des temps de jeux de société. Autour de jeux de cartes, de plateaux ou encore des jeux coopératifs. L’occasion par ailleurs de constater qu’il n’y a pas que les jeunes de l’IME qui aiment gagner… Après quelques parties acharnées de Uno, Lynx et autres jeux, il était déjà l’heure de se dire au revoir.
Tout le monde s’est quitté, le sourire aux lèvres, ravis de cette première expérience au sein de l’IME.
Un découverte de l’autre inspirante
Le mot de la fin est pour François-Xavier, Directeur de projet, qui, touché par cette rencontre, a écrit un petit poème dans le RER en regagnant son domicile :
Depuis l’automne dernier, l’IME La Maillerie à Clamart et l’IME Le Cèdre à Chatillon expérimentent un nouveau dispositif auprès des jeunes accompagnés. VirtySens est une capsule immersive multisensorielle. Elle permet de vivre une expérience de relaxation et/ou de stimulation dans un cadre apaisé, ludique, interactif et personnalisé.
Une pause dans les dunes du désert ma rocain, des descentes en ski sur les pistes des trois vallées dans les Alpes, la dé couverte des animaux lors d’un safari en Afrique… La liste des invitations au voyage est longue, avec une programmation qui ne cesse de s’enrichir.
VirtySens propose à ses utilisateurs une expérience multisensorielle. Le dispositif associe un casque de réalité virtuelle à des effets sensoriels pour faire vivre des aventures visuelles et sonores, enrichies par la diffusion d’odeurs et des sensations tactiles et thermiques (vent, fraîcheur, chaleur), parfaitement synchronisées avec le film visionné. En immersion à la mer, l’utilisateur peut ainsi sentir l’odeur de l’océan, écouter le bruit des vagues, ressentir le vent souffler.
Nous l’utili sons par exemple avec un jeune présentant un trouble du spectre de l’autisme.
Il est demandeur car les expériences proposées le stimulent et lui plaisent en même temps qu’elles l’apaisent.
Chloe Nourry, Psychomotricienne à l’IME Le Cèdre
Pour autant, la psychomotricienne se saisit de ce nouveau dispositif de manière progressive et l’adapte en fonction des besoins de chacun. Si un jeune ne supporte pas l’utilisation du casque par exemple, il peut vivre l’expérience à partir d’une tablette.
Nous privilégions la médiation relationnelle et corporelle et sommes très attentifs à ne pas isoler le jeune avec le casque.
Nous l’utilisons en général par petit groupe, en binôme avec un éducateur, pour accueillir les réactions du jeune et aussi créer du lien avec le groupe car les expériences vécues génèrent des réactions, des échanges entre les participants et les encadrants.
C’est aussi pour nous un outil de communication.
Chloe Nourry, Psychomotricienne à l’IME Le Cèdre
Ce qui est le plus touchant pour moi, c’est de voir les réactions des enfants et les effets que cela provoque.
Mais ce qui est fort également, c’est de voir comment les équipes s’approprient le dispositif et l’adaptent à leurs besoins.
William Nivet, Développeur commercial VirtySens en région parisienne
Un dispositif complémentaire
Pour les équipes, VirtySens, en proposant un espace de bien-être et de détente, vient enrichir les dispositifs d’accompagnement existants. En complémentarité avec les expériences vécues dans les salles Snoezelen notamment. Côté pratique, la machine est modulable. Montée sur roulettes, elle peut être déplacée. « Les premiers retours sont positifs. L’outil permet de favoriser la relaxation et la réduction des troubles anxieux. Il favorise la gestion des sensations et des émotions.
Nous observons une amélioration de l’éveil et des perceptions sensorielles.
En stimulant plusieurs sens à la fois, les jeunes en situation de polyhandicap ont accès à une large palette d’émotions, se retrouvent plus en lien avec leur environnement et améliorent leur rapport au monde et aux autres.
Miron Cusa, Psychomotricien à l’IME La Maillerie et référent de l’utilisation de VirtySens dans l’établissement
Le psychomotricien identifie les objectifs individuels avant chaque séance, adapte la durée de la session en fonction des capacités et des besoins du jeune. Il reste également à ses côtés pendant toute l’expérience. Le psychomotricien souligne également l’attention portée à chaque fois au profil de l’utilisateur. Par exemple si le jeune présente une épilepsie.
Perspectives
Utilisé jusqu’à présent à titre expérimental, l’outil devrait pouvoir connaître un développement de son usage par la suite. Pour cela, il faut prévoir des sessions de formation des équipes et affiner les programmes en fonction des besoins spécifiques des jeunes.
L’appropriation est progressive et nous nous donnons le temps d’analyser les effets bénéfiques sur une durée prolongée.
A terme, notre objectif est de pouvoir l’intégrer dans les projets d’accompagnement personnalisés par exemple.
Miron Cusa, Psychomotricien à l’IME La Maillerie et référent de l’utilisation de VirtySens dans l’établissement
Même dynamique et perspective du côté de Chloe Nourry qui conclue :
La prochaine étape est de l’inscrire dans un projet plus global.
Avec une organisation précise de son utilisation au quotidien pour optimiser son usage.
Pour la septième année consécutive, l’Unapei et ses partenaires relancent la campagne J’ai pas école 2025 pour dénoncer le non-respect du droit à l’éducation des enfants en situation de handicap par l’État français.
Comme chaque année, l’Unapei 92 est pleinement concerné par cette situation d’urgence puisque nous accompagnons quotidiennement plus de 420 enfants et adolescents scolarisés.
Des enfants en situation de handicap intellectuel qui n’ont pas accès à la scolarité, qui pour certains, ne bénéficient pas d’une solution de scolarisation adaptée à leurs besoins ou à leur niveau, ou dont la scolarisation se limite à quelques heures par semaine…
En l’absence de données officielles sur ces réalités méconnues et insuffisamment quantifiées, l’Unapei a ainsi mené une enquête auprès de ses associations membres dans toute la France. Les résultats sont sans appel :
En effet, 38 associations ont répondu. Elles représentent toutes ensemble 3603 enfants (3 à 16 ans) inscrits au sein de leurs établissements et dispositifs enfance :
13% n’ont aucune heure de scolarisation par semaine.
38% ont entre 0 à 6 heures de scolarisation par semaine.
30% ont entre 6 à 12 heures de scolarisation par semaine.
19% ont plus de 12 heures de scolarisation par semaine.
En juillet 2025, 65% d’entre eux n’avaient pas de numéro INE. Ils restent donc invisibles pour l’Education nationale.
Et, plus de 4 410 enfants sont inscrits sur les listes d’attente des 38 associations – soit davantage que les 3 603 enfants actuellement accompagnés dans leurs établissements et dispositifs enfance. Dont 30 associations qui ont répondu pour 1462 enfants de 3 à 16 ans scolarisés en milieu ordinaire :
38% d’entre eux ont une notification AESH.
Sur 551 enfants ayant une notification AESH : 27% ont cette notification par défaut, en attendant un mode de scolarisation adapté (IME, ULIS …).
Pour la 7ème année consécutive, l’Unapei et ses partenaires relancent donc la campagne de mobilisation #JAIPASECOLE. Ils dénoncent ainsi cette situation et réclament des mesures politiques à la hauteur de l’urgence.
Nos revendications :
L’Unapei appelle les pouvoirs publics à :
Garantir une solution adaptée pour chaque enfant, pas une réponse par défaut.
Recruter et former plus de professionnels (enseignants, AESH).
Faciliter la participation des élèves en situation de handicap à tous les temps de l’école (cantine, récréation, activités péri et extrascolaires…).
Fournir le matériel adapté pour apprendre dans de bonnes conditions.
Rendre l’école accessible, dans le bâti comme la pédagogie.
Soutenir les établissements spécialisés, essentiels dans de nombreux parcours.
Renforcer la coopération école – médico-social – familles.
Pour l’Unapei, l’école ne doit pas être uniforme. Elle doit être juste et adaptée à chaque enfant.
Emparez-vous de la campagne J’ai pas école 2025 !
Vous êtes parent d’un enfant en situation de handicap, ou professionnel. Vous souhaitez faire connaître les situations vécues par des enfants en situation de handicap sans solution de scolarisation adaptée ? Alors témoignez tout au long de l’année sur la plateforme marentree.org
Vous souhaitez faire connaître nos revendications et soutenir notre démarche ? Relayez nos publications Facebook, LinkedIn, Twitter, Instagram et interagissez sur nos réseaux sociaux avec #Unapei #JAIPASECOLE