Facile à Lire et à Comprendre

Le dispositif « Jeune et chez soi » est une expérience d’habitat inclusif, menée par l’association, en partenariat avec la ville de Suresnes et deux bailleurs de proximité. Ce projet s’adresse de manière prioritaire à des jeunes qui souhaitent expérimenter un premier habitat autonome, autour d’un lieu de vie partagé. Ils doivent bénéficier d’une RQTH, être autonomes dans les actes de la vie quotidienne et occuper généralement une activité professionnelle. Le projet se construit autour de plusieurs axes :

  • Vivre dans un logement seul,
  • Se retrouver avec des personnes du même âge,
  • Partager des temps de vie sociale.

À terme, suite à des commissions d’attributions organisées par les bailleurs, une douzaine de studios et de T1, situés dans le cœur de la ville de Suresnes, seront loués à l’Unapei 92.

L’association, grâce à un agrément d’intermédiation locative, peut sous-louer les appartements à des personnes en situation de handicap. Elles ont accompagnées dans leur projet par une coordinatrice de l’habitat inclusif. « Ces logements sont tous proches du tramway, d’un réseau de bus, de commerces et de services publics et d’offres de soins. Avec un principe d’espace partagé où le locataire peut se rendre à certains moments de la semaine ou du week-end. » explique Julien Veyssier, directeur de pôle à l’Unapei 92.

Le rôle essentiel des services d’aide et de coordination

Le projet a accueilli sa première locataire courant mai 2024, une jeune femme de 25 ans, accompagné par le SAMSAH. Elle a été depuis rejointe par d’autres locataires. Un coordinateur assure également une aide aux démarches pour eux tous. Son rôle est aussi de créer du lien et de proposer des moments de vie collective autour de tous les usagers. Le projet s’inscrit ainsi dans le principe d’autodétermination. Mais aussi de pair-aidance, permettant à chacun de partager avec ses pairs sur son expérience, son vécu, son ressenti. « L’idée est également de prévenir le repli sur soi ou l’isolement. De favoriser le partenariat avec des acteurs du territoire (sportifs, culturels, santé…), les relations avec le voisinage ». À terme, les personnes inscrites dans le projet pourraient, dans une perspective de deux ou trois ans, quitter le dispositif et se loger par elles-mêmes. Une expérimentation qui, bien que réservée à des profils autonomes, reste à suivre.


Vous souhaitez vous renseigner sur ce dispositif ? Alors contactez-nous !

Directeur adjoint : Sidney MERLE-RÉMOND

Adresse du Foyer appartement : 25, rue Merlin de Thionville 92150 Suresnes

Tél : 01 40 88 35 36

Quel choix en matière de logement pour les personnes en situation de handicap intellectuel ?
Selon le profil de la personne, l’étape de vie et son projet, différentes options sont possibles, de l’accompagnement en établissement aux solutions d’habitat inclusif. Au cœur du sujet, la question du parcours résidentiel pour permettre à chacun de trouver la solution qui lui correspond. Découverte du dispositif Services Appartements de l’Unapei 92…

C’est un petit immeuble, à la sortie du tramway, à quelques minutes à pied du centre-ville de Suresnes. Au rez-de-chaussée se trouvent les bureaux du Service. Et aux étages supérieurs, 4 appartements, gérés par ce service, accueillent des usagers en colocation, un couple et une personne seule. Sept appartements, répartis dans quatre autres villes (Neuilly-sur-Seine, Sceaux, Bourg-la-Reine et Issy-les-Moulineaux) complètent ce parc immobilier.

Autonomes mais accompagnés

Dounia Laouni, cheffe de service, coordonne, avec quatre autres professionnels ces logements, occupés par 20 résidents. Ce jour-là, Kevin Taillandier, 25 ans, est venu de Neuilly-sur-Seine rendre visite à Dounia. Depuis deux ans, le jeune homme y occupe un appartement avec deux autres colocataires. À l’atelier conciergerie de l’ESAT de Suresnes, il travaille quatre jours par semaine et se rend en prestation extérieure chez d’autres entreprises, en fonction de son planning. Kevin vivait avant chez sa mère et avait aussi déjà expérimenté la vie en internat. Il ressentait le besoin de vivre de manière plus autonome. Cette étape en colocation lui permet de gagner en autonomie et de mûrir son projet : « J’aimerais d’ici quelque temps intégrer un logement tout seul. Je m’en sens de plus en plus capable et je prépare ce moment avec l’équipe ».

Chaque semaine, un éducateur de l’Unapei 92 rencontre Kevin à son domicile dans le cadre d’une IAD (Intervention à domicile) individuelle et deux fois par mois, avec ses colocataires (IAD collective) « Lors de nos points individuels, je discute avec l’éducateur de mes rendez-vous médicaux, de la gestion de mon budget, de mes repas et de l’équilibre de mon alimentation par exemple« . Kevin peut également participer à des activités sportives proposées par un professeur, rencontrer la psychologue, et bénéficie de l’aide d’une personne en charge de l’entretien, qui se rend régulièrement dans chaque logement.

Une dynamique de réseau

Ce lien avec l’équipe est important pour chacun des résidents qui, régulièrement, viennent frapper à la porte du bureau de Dounia. Plus qu’un bureau, c’est en fait un petit appartement, équipé d’une cuisine avec une grande table où les locataires aiment venir s’installer pour partager un café, discuter, demander un conseil, rencontrer d’autres résidents. C’est plus facile pour les locataires qui habitent dans les logements aux étages supérieurs de l’immeuble mais les autres, comme Kevin, viennent aussi souvent.

« Nous ciblons des appartements bien connectés au niveau des transports pour que ce soit facile pour les résidents de se déplacer et qu’ils ne se sentent pas isolés » explique Dounia Laouni. Avec son équipe, elle travaille à maintenir du lien et une dynamique de rencontres « Nous fonctionnons en réseau et mutualisons avec les foyers du territoire 92 nord certaines activités ». Le fonctionnement de ce type d’habitat est voisin de celui du foyer d’hébergement : la facturation, s’effectue avec un prix de journée, les logements sont équipés et meublés. Les résidents, âgés en moyenne de 20 à 30 ans, restent trois à cinq ans, en fonction de leur projet « C’est un premier pas vers l’autonomie qui se fait de manière très encadrée et structurée et qui permet de confirmer ou d’infirmer son choix ».


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Directeur adjoint : Sidney MERLE-RÉMOND

Adresse du Foyer appartement : 25, rue Merlin de Thionville 92150 Suresnes

Tél : 01 40 88 35 36

Du croquant, des saveurs, des couleurs… Le Concours des Chefs « ensemble plus inclusifs » organisé par Medirest pour l’Unapei 92, une illustration concrète de l’inclusion et de la solidarité.
On vous explique tout sur un beau projet qui alliait compétition, engagement et gourmandise…

C’était l’effervescence dans les couloirs du lycée des métiers de Meudon, le 6 février… Ultime journée de la compétition « Concours des chefs – ensemble plus inclusifs » !
Dans le sas d’attente avant la présentation devant le jury, les apprentis pâtissiers s’interpellent, partagent leurs premières impressions… « Ils ont aimé ? Elle a dit quoi la cheffe pâtissière ? Ils ont tout fini ? ».

10 équipes mixtes, composées de personnes en situation de handicap accompagnées par l’Unapei 92 ainsi que de lycéens en classe d’apprentissage boulangerie-pâtisserie présentaient leurs créations sur le thème « un goûter anti-gaspi ». Chaque équipe devait alors présenter 2 productions : une recette sucrée et une boisson, en intégrant dans les créations proposées, la notion d’anti-gaspillage.

Un projet qui s’est déroulé sur 3 journées, notamment afin de permettre aux équipes d’apprendre à se connaitre, à réfléchir ensemble aux recettes à proposer et à les tester avant le jour J.

Un engagement inédit pour l’IME La Maillerie

Parmi les équipes Unapei 92… Adèle et Cristian de l’IME La Maillerie, accompagnés par Florence accompagnante éducatif et social ainsi qu’Anélia, aide-soignante au sein de l’établissement.

« Lorsque nous avons eu connaissance du projet nous avons très rapidement été intéressés au sein de l’équipe encadrante. Parce que c’était un vrai challenge de proposer ce concours à des jeunes en situation de polyhandicap. Nous avons alors partagé le projet avec les familles qui ont vite répondu oui. Adèle 22 ans et Cristian 15 ans, tous deux polyhandicapés non verbaux ont ainsi été nos ambassadeurs ».

Ce projet est une réussite pour toute l’équipe et pour les deux « apprentis pâtissiers », qui ont pris part au concours. Au même titre que les autres équipes. Nous voulons notamment remercier les lycéens qui ont constitué l’équipe autour d’Adèle et de Cristian. En effet, le polyhandicap n’est pas facile à appréhender quand on a 17 ans. Pourtant, Kaïna, Sty-Echa et Anthony se sont vite adaptés et ont joué à fond l’interaction. Ils ont été très bienveillants et très encourageants avec nos deux jeunes.

Pour Florence, « Participer à ce projet est un exemple concret de l’ouverture de l’établissement vers l’extérieur, il nous a permis de travailler sur l’autonomie et la socialisation, des objectifs qui font partie du projet d’établissement de la Maillerie. Nous avons pu, par exemple, observer Adèle évoluant dans ce nouvel environnement avec aisance dès le premier après-midi. Cristian a créé une belle complicité avec Sty, l’une de nos coéquipières.

Et bien entendu, le jour du concours, Adèle et Cristian se sont présentés devant le jury, comme toutes les autres équipes. Ils ont vécu les dégustations et ont apprécié les applaudissements en fin d’épreuve.

« Je tenais également à souligner l’accueil exceptionnel que nous avons reçu par l’équipe du lycée et notamment par Sandrine Caubet, la professeur principale en charge du projet, qui était « aux petits soins » et nous a proposé des solutions pour le confort de nos jeunes. Un grand merci à eux. Nous avons hâte de participer à l’édition 2026 !

Pour la maman de Cristian, présente le jour du concours « c’est un bonheur de voir Cristian communiquer et s’exprimer à sa manière. Je sais qu’il a aimé se retrouver dans un lieu différent, avec des jeunes de son âge. Il s’exprime à sa façon et ce type de projet est totalement bénéfique pour lui. C’est une vraie dose d’énergie positive ».

L’équipe gagnante devant le jury (crédit photos Medirest)
L’équipe de la Maillerie fin de présentation (crédit photos Medirest)

Véronique et Christopher du domaine de Vitray, en route vers l’emploi.

Véronique et Christopher constituaient l’équipe Unapei 92 envoyée par le Domaine de Vitray à Guainville. Ils ont fait équipe avec Shelly et Layda du lycée de Meudon. Leur création a ainsi été récompensée d’un 3e prix.

Pour Anne Karine, l’aide-médico psychologique du Domaine de Vitray qui encadrait l’équipe : « C’est un projet qui a enthousiasmé Véronique et Christopher. Ils sont tous deux dans une démarche d’intégration vers l’emploi. Depuis la rentrée de septembre, je les accompagne une journée par semaine à l’ESAT du Mesnil (Solipolis Vernouillet). Ils découvrent les prestations proposées par l’établissement et ils apprennent également en termes d’attitude en situation professionnelle.
Ce concours nous a par ailleurs permis de travailler sur le savoir-être
. Être attentifs aux consignes, savoir canaliser son énergie, mais aussi écouter les autres et penser collectif ».
Véronique nous dit : « les lycéens avaient écrit les recettes avec des dessins, inspirés du FALC. Il suffisait de suivre les différentes étapes. J’ai tout aimé dans ce concours ! La compétition, les rencontres avec les lycéens, le fait de travailler ensemble pour construire quelque chose ».

En conclusion, une très belle 3e place pour l’équipe avec une préparation cookies amande – cannelle – pommes et chantilly.

La 1ère marche du podium pour Dounia et Keenaan de l’IME Fil de Soi !

Éclair à la poire, smoothie pomme-poire, c’est la recette gagnante qui a remporté tous les suffrages parmi les membres du Jury !

Dounia (12 ans) et Keenaan (14 ans) représentaient l’IME Fil de Soi à Clamart. Ensemble, ils constituaient ainsi le binôme Unapei 92 de l’équipe qui a remporté la première place du Concours des Chefs.

Deux équipes du Fil de Soi étaient engagées dans le concours. Célia éducatrice spécialisée et Laurent, éducateur technique spécialisé au sein de l’établissement étaient notamment à l’œuvre sur ce projet…

« On a aimé cette proposition de participation par Medirest et on a constitué des équipes qui s’intéressaient au sujet ».

Laurent précise : « la 1ère rencontre avec les lycéens a eu lieu à l’IME, au sein de notre atelier cuisine ; Les lycéens ont ainsi appris à connaitre leurs coéquipiers dans leur environnement.

Le second entrainement a eu lieu au lycée… L’occasion ainsi pour nos jeunes de découvrir un espace cuisine plus grand, un autre fonctionnement avec ses règles et ses techniques.

Finalement à travers ce projet ce sont tout simplement des jeunes qui ont rencontré d’autres jeunesQui ont travaillé ensemble vers un même objectif, au-delà des différences.

La timidité des deux côtés s’est très vite transformée en « bonne ambiance », grâce aussi à l’appui des chefs Medirest et des équipes éducatives du lycée ».

« Au fil de ce projet, Dounia et Keenaan ont appris à respecter les règles, à faire preuve de concentration et à développer leur autonomie. Ils se sont investis pleinement, avec une grande détermination de bien faire, c’est une expérience très positive ! » nous précise Célia.

On a aussi perçu beaucoup de fierté ! Notamment le lendemain à l’IME lorsque Dounia et Keenaan, les 2 lauréats Unapei 92 ont ramené la coupe, les diplômes et les médailles…

Retour en vidéo sur l’événement, avec les témoignages de Sandrine, Véronique et Christopher :

La lutte contre les discriminations et contre le harcèlement, la santé des adolescents, la sensibilisation au développement durable, la sensibilisation au handicap… Durant toute la semaine le Collège Robert Doisneau à Montrouge organisait la Semaine des Préventions à destination des classes de 4e de l’établissement.
Pour aborder le sujet du handicap, plusieurs acteurs de l’accompagnement de l’Unapei 92 sont intervenus durant toute la journée de lundi.
Retour d’expérience…

Valérie Naudoux, conseillère technique CAA (communication alternative améliorée) ; Barbara Jacques, coordinatrice des services SESSAD Jeunesse et SESSAD et Florence Brunaux, cheffe de projet TND, TSA, handicap complexe constituaient l’équipe Unapei 92 qui a animé l’atelier.

« Une heure de sensibilisation c’est court mais c’est un point de départ qui nous a permis de poser les bases du sujet et nous avons été agréablement surprises par l’intérêt suscité dans toutes les classes », nous explique Barbara Jacques.

La session était construite à partir d’un descriptif des troubles du neuro-développement amenant sur un atelier de réflexion autour des idées reçues et des préjugés sur le handicap, sur des vidéos et sur un atelier sensoriel TSA. Cette session de sensibilisation était conçue à la fois pour informer et impliquer les participants à travers différents formats pédagogiques. « Pour une approche à la fois théorique, pratique et ludique », précise Florence Brunaux.

On a beaucoup apprécié le contact avec les adolescents et la pertinence de leurs questions : Quelle est la différence entre autisme et schizophrénie ? Comment sait-on qu’on a certains troubles ? Qu’est la déficience intellectuelle ? « Toutes les questions amènent à réfléchir. L’essentiel est d’apporter des réponses aux élèves, de déconstruire leurs préjugés, leurs méconnaissances pour ensuite avoir une image plus claire sur le handicap » explique Valérie Naudoux.

« C’est réjouissant de se dire que les citoyens de demain, grâce à des initiatives comme ce programme de sensibilisation, seront mieux informés, plus ouverts et prêts à contribuer à une société respectueuse des différences ».

Stéphane Mirallès, directeur adjoint de l’établissement dresse ici un rapide bilan à chaud de l’expérience menée. « Le collège Robert Doisneau dans le cadre de la Semaine des Préventions a souhaité effectuer une sensibilisation aux handicaps invisibles auprès de ses élèves afin de les éclairer sur ce qu’est une situation de handicap. L’objet est de travailler à une société plus inclusive par la connaissance et l’éducation. Le vecteur premier des interventions menées était de créer des situations d’empathie.

L’Unapei 92 et ses intervenants ont pleinement rempli cette « mission ». La différence entre une maladie « qui s’attrape » et un handicap « qui ne s’attrape pas » avec le sentiment d’injustice qui en découle, les courtes mises en situation, les témoignages, les questionnements et les réponses construites avec les élèves furent propices aux réflexions. Ils ont exprimé des idées d’aide, d’adaptation et de compensation. Nos élèves ont pu commencer à se projeter et à s’identifier. Le fait qu’ils restaient en fin de séance avec les intervenants pour prolonger les échanges en fut une preuve tangible.

En tant que directeur de la SEGPA et demandeur initial de cette intervention, je suis simplement heureux de ce partenariat avec l’Unapei 92 car j’ai pu constater une réelle sensibilisation. Cette action se doit d’être poursuivie pour une école plus inclusive préalable à une société qui le sera d’autant. Ce fut une belle journée qui en appelle d’autres ; un grand merci à toutes les personnes qui se sont investies. »

Et l’équipe d’animation de conclure… Cet atelier de sensibilisation autour du handicap a été une expérience enrichissante et inspirante, grâce à l’engagement et à la curiosité de tous les jeunes. L’enthousiasme et l’intérêt manifestés montrent à quel point il est important de continuer à échanger et à apprendre ensemble, pour favoriser une société plus inclusive, plus solidaire et bienveillante. Merci à tous pour votre participation active et votre ouverture d’esprit !

Depuis deux ans, une initiative originale et inclusive unit l’ESAT Solipolis Issy-les-Moulineaux (anciennement ESAT Yvonne Wendling) et l’EHPAD Arpavie Sainte-Lucie. Cette collaboration, d’abord centrée sur des activités autour des jeux de société, s’est progressivement élargie pour inclure des projets culturels et artistiques. Ce partenariat illustre une belle démonstration de solidarité et d’échanges enrichissants entre les résidents de l’EPHAD et les personnes accompagnées par l’ESAT.

Une rencontre inspirante

Agnès, animatrice à l’EHPAD, a d’abord poussé la porte de l’ESAT par curiosité, sans connaître précisément sa mission. Lorsqu’elle a découvert les activités de soutien proposées par l’établissement – ateliers de développement de l’écoute, des relations et de la patience – elle y a vu une opportunité de créer un projet commun et porteur de sens.

J’ai immédiatement pensé qu’il y avait ici une occasion unique d’offrir un échange mutuel enrichissant.

Agnès, Animatrice à l’EHPAD Arpavie Sainte-Lucie

L’éveil des vocations

Les travailleurs de l’ESAT, motivés et volontaires, ont accueilli ce partenariat avec enthousiasme. Habitués à être accompagnés au sein de l’ESAT, ils ont exprimé une envie forte d’être acteurs de l’entraide : aider à leur tour ceux qui en ont besoin.

Les jeux de société ont servi de premier support d’échange, permettant d’établir un dialogue. Des jeux de quilles aux parties de dés, les interactions se multiplient et se diversifient. Les travailleurs aident à lancer les dés, à bouger les pions et à accompagner les résidents dans la règle des jeux. Des activités stimulants et valorisants les relations humaines.

La première année, deux groupes de quatre participants se rendaient à l’EHPAD, alternant une semaine sur deux. Cette année, un seul groupe se rend chaque semaine à l’EPHAD, permettant des visites régulières et un renforcement des relations.

J’aime rencontrer de nouvelles personnes, les écouter raconter leurs histoires.

Ahdy, accompagné par l’ESAT Solipolis Issy-les-Moulineaux

Ils sont tous extrêmement attentionné. Ils adorent aller saluer les résidents de l’EHPAD.

Ils les considèrent comme des proches. Ce sont de vrais relations soudés qui se forment.

Agnès, Animatrice à l’EHPAD Arpavie Sainte-Lucie

Un spectacle inclusif en point d’orgue

Chaque année, les résidents de l’EHPAD préparent un spectacle familial qui fait la joie de tous. Cette année, six personnes accompagnées par l’ESAT participent à ce beau projet. Le thème choisi, « la danse sur chaise », met en avant une nouvelle pratique inclusive et accessible. Ce spectacle commun est le fruit de plusieurs mois de répétitions et d’échanges entre les deux groupes.

En plus des activités artistiques, des projections de documentaires viennent enrichir les discussions et approfondir les liens entre les participants. Ces moments partagés permettent à chacun de découvrir de nouvelles perspectives.

Des projets EHPAD-ESAT pour l’avenir

Face au succès de cette collaboration, de nouveaux projets sont déjà envisagés pour 2025. Parmi eux, l’idée que les personnes accompagnées en ESAT partagent leurs passions avec les résidents de l’EHPAD. Ahdy et Chérine, passionnés et membres de l’atelier couture, envisagent ainsi d’initier les résidentes à cette activité. Un hasard heureux puisque plusieurs d’entre elles sont d’anciennes couturières. Ravies à l’idée de renouer avec les tissus et les fils. Une initiative qui leur permettra notamment de travailler leur motricité.

En parallèle, certaines personnes accompagnées par l’ESAT envisagent de se former pour travailler en maison de retraite, motivés par leur expérience positive et leur envie d’aider.

Un partenariat qui met en lumière la richesse des interactions entre deux publics souvent perçus comme fragiles. Grâce à cette initiative, ils prouvent que leurs échanges peuvent être révélateurs de gains mutuels et de solidarité.

Du 18 au 24 novembre 2024 se déroulait la 28ème semaine l’emploi des personnes handicapées. À cette occasion, près d’une centaine de personnes accompagnées au sein des ESAT de l’Unapei 92 ont pu découvrir professions et passions.

Aujourd’hui nous vous proposons une immersion dans l’univers des DuoDay à travers des témoignages inspirants, des récits de professionnels encadrants en ESAT, ainsi que des exemples concrets de débouchés professionnels rendues possibles par cette initiative inclusive.

Concrètement, comment le Duoday, à l’occasion de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées, se met en place au sein des établissements ? Retour sur l’organisation de ces journées de découverte avec Laura DOMÉON, monitrice-éducatrice au sein de l’ESAT Cité-Jardins (devenu Solipolis Suresnes depuis le 1er janvier 2024).

Afin de garantir une cohérence entre les offres et les profils, les éducateurs ont veillé à accompagner chaque stagiaire :

J’ai tout d’abord pu faire une sélection des offres publiées, que j’ai ensuite proposé aux personnes accompagnées. Avec le reste de l’équipe encadrante, nous étions là en appui.

Toutefois, certains étaient totalement autonome et voulaient s’occuper de la prise de contacts professionnels. De la création de leur compte sur le site du DuoDay, aux relances par mail, certains ont réellement gagné en confiance.

De mon côté, je veillais notamment à être un point de contact avec l’entreprise accueillante. J’organisais par exemple un point tripartite en amont afin de garantir la meilleure intégration possible du stagiaire Duoday.

Laura DOMÉON, monitrice-éducatrice au sein de l’ESAT Cité-Jardins

Le jour du DuoDay, les encadrants, CESF et moniteur(rice)s éducateurs, ont poursuivis leur accompagnement. Ils ont organisés les trajets des stagiaires qui en avaient besoin.

Chaque stagiaire ayant participé au DuoDay était heureux de pouvoir partager un moment comme celui-ci. Tous souhaitent prolonger leurs découvertes et ont manifesté leur envie de réaliser des stages.

Des entreprises partenaires ont également manifesté leur plaisir d’accueillir les travailleurs.

Laura DOMÉON, monitrice-éducatrice au sein de l’ESAT Cité-Jardins

Cette belle expérience du DuoDay, ce sont ceux qui l’ont vécu qui en parlent le mieux :

Baptiste PRUNIER

Accompagné par Solipolis Nanterre chez Interparfums

Pourquoi avoir choisi de faire le DuoDay chez Interparfums ? – Pour découvrir du parfum. Découvrir de nouvelles senteurs. Et pour connaître la conception de parfum. J’ai voulu participer pour découvrir comment sont créés les parfums, de l’idée à la conception. J’étais aussi curieux d’explorer des senteurs uniques et de voir comment elles sont associées pour créer un produit final.

Le meilleur moment de cette journée découverte ? – Je dirais le moment où j’ai conçu le design d’un parfum et également le packaging avec la recherche d’un nom de parfum. C’était incroyable d’imaginer un parfum et de penser à son nom, et même à l’emballage. J’ai ressenti ce que c’était que d’être un vrai professionnel dans ce domaine.

Ce que vous a apporté cette journée ? – De nouvelles sensations, beaucoup de choses que je ne connaissais pas, et de voir les réelles
missions de l’entreprise. Avant, je ne savais pas tout ce qu’il y avait derrière un simple flacon de parfum. J’ai appris sur les matières premières, la création de senteurs, mais aussi sur le marketing et la conception visuelle.

Votre projet d’avenir ? – Cela m’a donné envie de faire un stage chez eux afin d’apprendre réellement et pourquoi pas être embauché plus tard chez eux. L’ESAT pour moi n’est qu’un tremplin.

Comment s’est passée la relation avec le mentor ? – Très bien passée, Catherine a été à l’écoute et patiente. Elle a su m’expliquer son travail tout en étant très sympa. Elle a pris le temps de me montrer chaque étape et de répondre à mes questions.

Les qualités nécessaires pour exercer le métier de créateur de parfums ? – Je dirais qu’il faut être créatif, avoir un bon nez pour reconnaître les odeurs, et être patient.

Alice VOIGT

Accompagnée par Solipolis Nanterre chez Air France

Semaine pour l'emploi des personnes handicapées Alice chez Air France

Pourquoi avoir choisi de faire le duo Day chez AIR FRANCE ? – C’est une personne de mon entourage qui m’a proposé de faire un DuoDay chez Air France. J’ai notamment pu découvrir le métier de pilote et l’univers passionnant qui l’entoure.

Le meilleur moment de cette journée découverte ? – J’ai tout aimé, c’était impressionnant de voir tous les boutons, les écrans et les commandes.

Ce que vous a apporté cette journée ? – J’ai appris beaucoup de choses.

Votre projet d’avenir ?– Je n’ai pas encore défini un projet précis. Je suis en train de découvrir ce qui me plaît vraiment. Peut-être que je m’intéresserai à d’autres métiers.

Comment s’est passée la relation avec le mentor ? – Très bien, il était très gentil. Il était patient et répondait à toutes mes questions. Il était aussi encourageant en me disant que c’est possible de travailler dans l’aviation si on travaille dur.

Les qualités nécessaires pour exercer le métier de pilote ? – Il faut être très concentré, avoir une bonne mémoire et savoir travailler en équipe. Il m’a aussi dit que l’organisation et la gestion du stress étaient très importantes.

Béatrice GAUTREAU

Accompagnée par Solipolis Bagneux au sein de la Mairie de Bagneux

Pourquoi avoir choisi de faire le Duoday à l’accueil de la Mairie Annexe ? – Je voulais connaître leur travail, savoir ce qu’ils faisaient.

Le meilleur moment de cette journée découverte ? – L’accueil que j’ai reçu tout au long de la journée était super. Il n’y a pas un meilleur moment, toute la journée était bien ! 

Ce que vous a apporté cette journée ? – Cette journée m’a permis de connaissance de nouvelles personnes et de m’intéresser à d’autres métiers que ceux que j’ai déjà fait.

Votre projet d’avenir ? – Pour le moment, je préfère rester à l’ESAT de Garlande avec mes collègues et les équipes encadrantes.

Comment s’est passée la relation avec votre mentor ? – Ca s’est très bien passé. Elle était gentille avec moi et très accueillante.

Les qualités nécessaires pour exercer le métier d’agent d’accueil ? – Il faut savoir faire preuve de politesse, de calme et de bonnes connaissances administratives.

Domitille RACLET

Accompagnée par Solipolis Issy-les-Moulineaux au sein de Mercure Hotel

Pourquoi avoir choisi de faire le duo day chez Mercure Hotel en service ? – Parce que j’aime la restauration, je voulais découvrir le service en milieu ordinaire, et surtout dans l’hôtellerie. 

Le meilleur moment de cette journée découverte ? – Je me suis bien entendu avec mon duo, elle m’a bien accueilli ce qui m’as permis de découvrir ce milieu, mais je n’ai pas de moment particulier que j’ai préféré à part la rencontre avec mon mentor. 

Ce que vous a apporté cette journée ? – Le fait de découvrir un nouveau cadre de travail en milieu ordinaire, qui m’as permis de constater qu’il n’y avait pas de grande différence avec l’ESAT. 

Votre projet d’avenir ? – J’ai débuté une formation en milieu ordinaire d’”employé de cafétéria” qui se passe très bien, à la suite j’aimerais bien faire aussi une formation de “commis de cuisine”. 

Comment s’est passée la relation avec le mentor ? – Très bonne relation avec le mentor qui a su m’accompagner de manière adaptée. 

Le seul point négatif est que la journée était trop courte, j’aimerais bien pouvoir faire une journée de plus pour découvrir davantage le service en milieu ordinaire, et pouvoir être plus avec les clients car la relation client c’est ce que je préfère.

J’aimerais refaire le DuoDay l’année prochaine, cette fois ci en tant que commis de cuisine pour découvrir ce métier en milieu ordinaire.

Domitille RACLET, stagiaire DuoDay accompagnée par Solipolis Issy-les-Moulineaux

Aude SAINT YVES – Mairie de Chaville

Pourquoi avoir choisi de faire le Duoday au jardin d’enfants ? – Je voulais voir comment on travaille en milieu ordinaire.

Le meilleur moment de cette journée découverte ? – Lorsque j’étais au contact des enfants et des assistantes maternelles. J’ai aimé quand nous étions tous ensemble aussi pendant les repas.

Ce que vous a apporté cette journée ? – Pleins de choses : le contact avec les parents, la connaissance du fonctionnement d’un jardin d’enfants.

Votre projet d’avenir ? – J’aimerais travailler avec les enfants en crèche ou alors dans la restauration.

Comment s’est passée la relation avec votre mentor ? – Très bien. Elle a bien su m’expliquer son travail.

Les qualités nécessaires pour exercer le métier d’assistante maternelle ? – Il faut savoir être patient et aimer le contact avec les enfants. Il faut aussi de la politesse et de la gentillesse.

Amandine GUICHETEAU – Mairie de Dreux

Pourquoi avoir choisi de faire le Duoday au service « petite enfance » ? : Je suis moi-même maman. J’avais donc envie de découvrir ce milieu. Il a un lien avec mon futur projet professionnel.

Le meilleur moment de cette journée découverte ? – Je n’ai pas de moment préféré, j’ai aimé chaque instant de la journée.

Ce que vous a apporté cette journée ? – J’ai pu découvrir un autre milieu que celui protégé en ESAT.

Votre projet d’avenir ? – Pour l’instant, je vais demander à faire un stage dans le milieu de la petite enfance.

Comment s’est passée la relation avec votre mentor ? – Elle m’a aidée et conseillée toute la journée, je me suis bien entendue avec toute l’équipe.

Si le DuoDay remporte un grand succès auprès des personnes accompagnées qui y participent, Solipolis Suresnes propose une expérience différente. À l’occasion de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées, et si l’on inversait les rôles ? Plutôt que de proposer à des personnes en situation de handicap de découvrir le milieu ordinaire, pourquoi ne pas inviter ce dernier à venir à leur rencontre en milieu protégé ?

Faire découvrir le handicap avec le Duoday inversé

Cette journée d’immersion au sein de nos équipes de professionnels accompagnés offre aux entreprises, partenaires actuels ou futurs, l’opportunité de découvrir le travail en ESAT. Tout au long de la journée, elles ont la possibilité de découvrir les différents métiers exercés : blanchisserie, conditionnement, et conciergerie. Une belle occasion pour les équipes des ESAT de transmettre leur savoir-faire et de partager leur expertise.

ChapVision et la mairie de Suresnes, partenaires de longue date, ont choisi de renouveler cette expérience enrichissante déjà vécue en 2023. Ces deux organisations étaient enthousiastes à l’idée de revenir pour semaine pour l’emploi des personnes handicapées 2024.

Les salariés des entreprises se sont intégrés aux différents ateliers en binôme. Que ce soit en blanchisserie (gestion du linge propre et plateau technique), repassage, conditionnement ou conciergerie.

Après un temps de formation et d’échange avec les professionnels en situation de handicap, ils ont pu s’immerger pleinement dans ces activités.

Les travailleurs en ESAT ont trouvé cette initiative très valorisante, renforçant la reconnaissance de leur expertise.

Cette année, l’entreprise Canon Medical a souhaité rejoindre l’expérience et prévoit de participer à un DuoDay inversé en janvier.

Redécouvrez la vidéo réalisée lors du dernier Duoday Inversé en mars 2024 :

Le DuoDay vecteur de réussite professionnelle au C.A.J. de Neuilly

Depuis 2021, le Centre d’Accueil de Jour (C.A.J.) de Neuilly participe activement à cette manifestation de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées. Sous l’impulsion de l’équipe encadrante, plusieurs actions ont été menées pour inclure les profils désirant s’inscrire dans une voie professionnelle.

De nombreux participants ont ainsi vu leur parcours professionnel évoluer de manière significative grâce au DuoDay :

  • Salomé Halfon : Grâce à sa participation au DuoDay, Salomé a été sensibilisée au milieu du travail ordinaire. Cette expérience a suscité chez elle le désir de poursuivre dans une voie professionnelle. Ce qui l’a conduite à intégrer l’Établissement et Service d’Aide par le Travail (E.S.A.T.) de Cité Jardin de Suresnes.
  • Théo Saad : Après avoir participé au DuoDay dans une enseigne de restauration rapide, Théo a exprimé le vif souhait de poursuivre cette expérience. Une intégration à temps partiel est actuellement en cours de négociation et devrait aboutir en 2025.
  • Cyril Brovedani : Ayant participé au DuoDay en 2023, Cyril a vu s’ouvrir les portes d’un centre de formation pour adultes. Il intervient désormais de façon hebdomadaire comme préparateur de salles dans ce centre, où il avait effectué son DuoDay l’an dernier.

Ces évolutions de parcours sont des exemples inspirants pour les personnes accueillies au C.A.J. de Neuilly. En particulier pour celles dont la professionnalisation est inscrite dans leurs projets d’accompagnement. À l’atelier d’initiation au travail du C.A.J. de Neuilly, chacun évoque ces évolutions avec enthousiasme et souhaite vivement pouvoir s’inscrire dans cette dynamique positive.

Le DuoDay et la semaine pour l’emploi des personnes handicapées représentent une opportunité précieuse pour les personnes en situation de handicap de découvrir le monde du travail et de se projeter dans un avenir professionnel. Cette initiative contribue à promouvoir l’inclusion et à briser les barrières, offrant à chacun la chance de révéler son potentiel. Toutefois, ces actions ne doivent pas se limiter au DuoDay et à la semaine pour l’emploi des personnes handicapées. Elles doivent s’étendre de façon bien plus large pour permettre de rendre la société plus inclusive dans la durée.

Organisée par MSD France, My Solidarity Day est une journée de volontariat d’entreprise au bénéfice d’associations caritatives réparties dans toute la France !

Lancé en 2016, l’évènement permet aux collaborateurs du laboratoire pharmaceutique de s’engager à travers une action solidaire. Pour cette édition 2024, l’Unapei 92, à travers l’IME Le Fil de Soi, était partenaire. Pour l’occasion, des olympiades réunissaient les équipes de MSD France et les personnes accompagnées par l’IME.

Une vingtaine de salariés du groupe sont venus rencontrer les jeunes et partager avec eux des activités sportives. Le tout grâce à l’organisation de Sébastien, coach sportif, qui a coordonné la journée. Au programme : lancé de poids, courses, parcours moteurs et autres jeux collectifs.

My Solidarity Day, une journée de partage, qui poursuivait un double objectif :

  • Offrir aux jeunes de l’IME une journée forte en émotions sportives et en bonne humeur,
  • Permettre aux équipe de MSD France de se sensibiliser aux sujets du handicap et de l’inclusion.

La journée d’olympiades proposée aux jeunes de l’IME était une belle initiative.

Les bénévoles étaient investis et à l’écoute des besoins. Les activités proposées en matinée étaient particulièrement adaptées à chacun et plein de bonne humeur.

C’était une belle expérience autant pour les jeunes que les éducateurs.

Clémence PIAU, professeure de sport APA au sein de l’IME Le Fil de Soi

Un évènement qui a également vu le jour grâce à KOEO, entreprise sociale et solidaire favorisant les mises en relations à travers des mécénats.

Tous ensemble, ces différents acteurs se sont mobilisés pour l’inclusion !

Retour en photos sur ces olympiades sous le signe de l’inclusion et du partage :

L’été 2024 touchait à sa fin… quoi de mieux pour clore cette période sportive que les olympiades du Domaine de Vitray ?

Jeudi 18 septembre, l’esprit de Coubertin soufflait sur le domaine. Élevant leurs bannières dans les airs, ils étaient 7 établissements à avoir envoyé des équipes d’athlètes s’affronter dans plusieurs disciplines sportives.

Pour les initiateurs de ce rendez-vous au sommet, les équipes du Domaine de Vitray, il était essentiel d’ouvrir les olympiades au plus grand nombre. En effet, le sport est vu comme un formidable facteur d’inclusion sociale. Les établissements partenaires étaient ainsi de la partie :

C’est dans le cadre d’un appel à projet interne autour du sport que tout est né. Retenu pour l’occasion, le Domaine de Vitray a ainsi bénéficié de fond appuyant la création de l’évènement. T-shirt floqués, matériel sportif et d’évènementiel, le Domaine de Vitray a pu s’équiper pour offrir une journée inoubliable aux athlètes en herbe.

L’organisation de cette olympiade s’appuyait également sur les nombreuses compétences des équipes d’encadrement. Des comités de pilotage, sur plusieurs semaines, rassemblaient ainsi les professionnels qui ont été porteurs du projet.

Nous sommes très fiers d’avoir pu mettre sur pied cet évènement inédit.
Heureux d’avoir pu réunir 7 établissements autour du sport.

Les personnes accompagnées présentes ont ainsi pu développer les valeurs de courage, de résilience et de partage.

Tania LOUALI, Directrice adjointe du Domaine de Vitray

La vidéo dédiée de l’évènement :

Retour en photos sur ces olympiades :

À la résidence du Bois Clair à Nonancourt (27), le sport fait partie du quotidien notamment grâce à l’équipe encadrante.. Rencontre avec Charlène Berdou, coordinatrice sportive de l’établissement qui nous parle du Championnat de France de sport adapté 2024…

Du sport, des sports, plusieurs fois par semaine ! Les 68 adultes en situation de handicap accompagnés par le Foyer du Bois Clair à Nonancourt s’y adonnent toute l’année.

Au Bois Clair, plus de 3/4 d’entre eux pratiquent plusieurs fois par semaine différentes activités sportives. Charlène Berdou est la coordinatrice sportive de l’établissement depuis 4 ans, en charge de l’animation de l’activité physique « Le sport, c’est ma passion et c’est aussi mon métier », nous dit-elle et « pour les adultes que nous accompagnons, l’activité physique est essentielle. Elle développe les capacités motrices et cognitives. Les participants gagnent aussi en sociabilisation puisque nous mettons l’accent sur l’inclusion en organisant beaucoup d’activés hors de l’établissement »

« Le Championnat annuel est un grand évènement pour notre établissement, mais ce n’est pas le seul rendez-vous de l’année. Il y a les entrainements hebdomadaires et la préparation aux compétitions. Pour participer au Championnat de France, il y a les épreuves en qualification régionale, à partir de la fin de l’hiver et certains résidents participent aussi au championnat régional de cross, chaque année en novembre ».

« Au-delà des compétitions, avec l’ensemble de l’équipe encadrante, nous sommes attentifs à proposer des activités adaptées à tous les profils des personnes que nous accompagnons, en fonction des capacités de chacun ».

Ainsi, au Bois Clair, on pratique aussi la gym assise, la natation, les parcours motricité, la pétanque ou encore la boccia.

Le DIPS : dispositif d’insertion par le sport

Pour la deuxième année consécutive, plusieurs jeunes adultes du Bois Clair sont inscrits à UFOLEP. Une fédération nationale qui compte plus de 350 000 adhérents répartis en comités départementaux et qui déploie un Dispositif d’Insertion Par le Sport (DIPS), pour favoriser l’insertion sociale et citoyenne des jeunes. À travers le sport, les jeunes accompagnés ont ainsi l’occasion de rencontrer d’autres associations, d’autres adhérents, d’échanger et de nouer des liens autour d’un « mieux vivre ensemble ».

Et l’inclusion c’est se confronter au milieu ordinaire. Là aussi, une des clés de la réussite des projets menés par le Bois Clair. « L’Inclusion, elle passe par le collectif et les sports d’équipes font partie de nos activités. Cette année par exemple, les résidents ont eu l’occasion de se confronter aux handballeurs du club de Saint Lubin via des sessions d’entrainement mixtes et un match en public » nous dit Charlène.

Des podiums lors du Championnat de France de sport adapté 2024 !

Le rendez-vous annuel du Championnat de France de sport adapté est inscrit en gros sur le calendrier des activités de l’établissement et les athlètes sont très assidus lors des phases d’entrainement. L’édition 2024 a eu lieu en juin dernier à Poitiers.

Le groupe de compétiteurs du Bois Clair s’entraine deux fois par semaine dans les infrastructures du Club de l’Athlétic Vallée de l’Avre (AVA), sous l’œil attentif de David Vorwalter, président du club qui met beaucoup d’énergie dans le coaching bien sûr mais aussi dans l’organisation de l’événement. Il faut trouver des sponsors pour financer les déplacements, les équipements sportifs des athlètes,… Et cet engagement est très apprécié des résidents (« David, c’est le boss » dixit l’un d’entre eux).

Pour l’AVA, l’inclusion est une évidence. Dans la région, l’offre sportive est moins large qu’en zone urbaine. Alors dans le club, tous les sportifs sont les bienvenus, ils se côtoient, s’entrainent ensemble et en marge des séances d’entrainement, parlent de sport évidemment…

Organisés par la Fédération Française du Sport Adapté, le Championnat de para-athlétisme adapté regroupe des dizaines de disciplines et réunit chaque année plusieurs centaines d’athlètes venus de tout le pays.

En 2024, les compétiteurs du Bois Clair se sont alignés sur plusieurs épreuves et se sont très bien classés sur les podiums ; jugez plutôt…

  • Christian Michaud, 69 ans – vice champion de France au 5000 mètres marche.
  • Kéni Mangado, 48 ans médaille de bronze au 3000 mètres marche (Kéni, était également la représentante de l’association, lors du relais de la flamme pour les Jeux Paralympiques).
  • Guillaume Clérembaux, 41 ans – médaille d’argent au lancer de javelot et médaille d’argent sur le 100 mètres.
  • Dominique Mercier, 33 ans – médaille d’argent au saut en longueur.

Une compétition pour rassembler autour des valeurs sportives

Lors de ces championnats, d’autres athlètes aux couleurs Unapei 92 se sont bien battus ; on pense à Gioko et Yohann et Wani. Et tous de reconnaître  » Nous sommes tellement heureux quand on monte sur le podium et qu‘on entend notre nom se mêler aux acclamations. Ca fait chaud au cœur ! » Et on remercie l’équipe de professionnels qui encadrait la délégation Unapei 92, Charlène Berdou, Océane Come, Joris Bouce-Quesne, accompagnée par David Vorwalter.

…Au Bois Clair, comme dans les autres établissements Unapei 92, le sport sous toutes ses formes, pour un mode de vie équilibré et épanouissant…

Le contact avait été établi en mai dernier, lorsqu’un groupe de personnes accompagnées du Foyer du Point-du-Jour et du Foyer Michelle Darty à Boulogne-Billancourt a eu l’occasion de visiter la chambre haute du Parlement dans le cadre des actions menées par les établissements boulonnais autour de la citoyenneté.

Christine Lavarde, sénateur des Hauts-de-Seine avait accueilli et guidé la délégation Unapei 92 à travers le Palais du Luxembourg.

Suite à cette visite, les personnes accompagnées avaient à cœur de remercier l’élue pour son accueil et sa disponibilité et ont souhaité inverser les rôles en accueillant à leur tour Madame Lavarde au Foyer du Point-du-Jour.
Au quotidien, les Foyers du Point-du-Jour et Michelle Darty, qui accompagnent au total 102 adultes en situation de handicap mettent l’accent sur la création artistique (peinture, dessin, mosaïque,…) ; ainsi, c’est une œuvre collective, représentant l’hémicycle qui a été offerte à Madame Lavarde à l’issue de sa visite.

Pour Céline Lamour, directrice générale de l’Unapei 92, présente lors de cette visite « Ces échanges sur le terrain avec des élus sont très importants pour leur permettre de comprendre directement les réalités et les enjeux auxquels sont confrontés les professionnels. Ces liens avec le législateur sont essentiels pour favoriser l’écoute attentive et la prise en compte des besoins des populations accompagnées par les acteurs de la fabrique de la loi. Il s’agit d’une des grandes missions de l’association ».

Dans le cas présent, pour les personnes accompagnées, nous sommes sur des actions dans la durée, puisque ce rendez-vous fait partie d’un cycle de visites des institutions mis en place conjointement par les équipes socio-éducatives des établissements et la mairie, suite au dernier Conseil Local du Handicap. Une application concrète d’un des engagements de notre projet associatif : promouvoir et soutenir la participation citoyenne des personnes accompagnées.

Ainsi, pour les personnes accompagnées par les Foyers du Point-du-Jour et Michelle Darty, le prochain rendez-vous « citoyenneté » aura lieu début 2025, à la découverte de la mairie de Boulogne-Billancourt.